Les taux français remontaient, sur une défiance généralisée des acteurs vis-à-vis des obligations d’Etat européennes. Seuls les Bunds tiraient leur épingle du jeu.
Le marché obligataire européen était globalement partagé hier, consécutivement à l’envolée des taux italiens. Ces derniers, qui avaient terminé la séance de mardi à 6.76%, se sont littéralement envolés, à 7.24% en clôture mercredi.
Cette montée des tensions a eu des répercussions directes sur la dette des pays dits périphériques, comme l’Italie, mais aussi l’Espagne, où les ‘bonos’ remontaient à 5.82%, soit une hausse de 10 points de base. Alors que les marchés d’actions étaient désertés –Les Bourses européennes perdaient de 2% à 3% - les investisseurs fuyaient les actifs risqués pour se reporter sur des actifs plus surs.
Dans ce contexte, alors que jusqu’ici les opérateurs se reportaient massivement sur les dettes allemande et française lorsque des tensions importantes survenaient, les investisseurs opéraient hier des dégagements sur l’OAT 10 ans. Les taux français étaient ainsi en hausse de 10 points de base, à 3.19%, faisant monter l’écart de rémunération entre le Bund et l’OAT à 147 points de base. Les opérateurs craignent que la baisse des obligations d’Etat des pays périphériques n’oblige les banques françaises à faire appel, à terme, à l’Etat.
Seuls le Bund allemand et le Gilt britannique bénéficiaient du sentiment d’aversion au risque des investisseurs. Les taux allemands reculaient à 1.73%, tandis que les taux anglais baissaient à 2.17%. Il n’y avait guère que les obligations finlandaises (2.23% contre 2.28% mardi) et néerlandaises (2.16%, contre 2.21%) qui étaient également achetées sur le Vieux Continent.

Quand la France perdra son AAA le FESF ne pourra plus emprunter à des taux raisonnables et la route sera terminée . C’est l’article 123 du traité de Lisbonne qu’il faut abroger d’urgence, comme la folle loi Giscard de 1973 , un état n’a pas à déléguer à des banques la création monétaire ,c’est une absurdité totale. Avant 1973 les états avaient très peu de dettes parce qu’ils créaient eux-mêmes leurs capitaux et remboursaient ensuite et SANS INTÉRÊT, et donc pas de planche à billet non plus. La « création monétaire » cesse quand le crédit est remboursé .Le délire néolibéral doit cesser, malheureusement il ne cessera qu’après le Krach de 2012 .Et en plus on doit fermer les paradis fiscaux :de 11 000 à 60 000 milliards dans les paradis fiscaux, ce n’est plus de la fraude, c’est un système qui déraille , ce sont des règles du jeu économique qu’il faut changer : retrait des licences des banques qui trafiquent avec les paradis (Merkel l’a proposé en 2008 ! c’est faisable ) avec une taxe progressive pour le retour des capitaux qui augmenterait de mois en mois,ils vont vite revenir dans le droit chemin frileux comme ils sont! Le premier pays ou zone qui le fera aura le jack pot.