Les taux des obligations d’Etat françaises avaient atteint jeudi un écart de rémunération record avec les taux allemands. Les taux italiens étaient également en nette détente.
Les taux italiens ont chuté vendredi, à l’issue de la dernière séance de la semaine sur le marché obligataire, et ce alors que les taux français étaient eux aussi orientés à la baisse. La démission toute proche de Silvio Berlusconi et la possible nomination de Mario Monti au poste de président du Conseil, ont rassuré les intervenants sur le marché. Après avoir atteint 7.48% le 9 novembre, les taux italiens sont revenus à 6.45% en clôture vendredi 11.
La fin de l’incertitude politique liée au maintien de Berlusconi au pouvoir a rassuré les marchés. Cette nouvelle a également eu un impact positif sur la dette française, dont les taux terminaient à 3.38%, contre 3.46% la veille. Les opérateurs craignent une contagion de la crise de la dette italienne via les banques françaises, qui détenaient jusqu’à maintenant beaucoup d’actifs des pays d’Europe du Sud dans leur bilan. Néanmoins, l’écart de rémunération entre les taux allemands et français, qui avait atteint 168 points de base jeudi redescendait à 1.49 points de base vendredi. Les taux allemands clôturaient à 1.88%.
