Les députés ont voté hier la fin du dispositif de prêt à taux zéro dans l’ancien. Le PTZ+ sera désormais réservé aux logements neufs.
L’Assemblée a voté hier l’une des mesures phare, dans le secteur de l'immobilier, du second plan de rigueur présenté la semaine dernière par François Fillon, le recentrage du PTZ+ sur les logements neufs. En outre ce dernier sera mis sous conditions de ressources.
Le rapporteur du budget à l’Assemblée Nationale, Gilles Carrez, qui avait déjà donné de la voix sur la disparition du Scellier, a cette fois-ci obtenu une modification du projet que le gouvernement avait préparé via amendement. Ce dernier visait notamment à limiter le PTZ+ aux logements neufs dans les zones les plus tendues, à savoir les zones A et B1, provoquant ainsi une réaction très vive de la part de l’Union des Maisons Françaises qui craignait un brusque ralentissement des constructions de maisons. Or, comme le rappelait Gilles Carrez, « l'un des grands succès du PTZ c'est en zone non tendue, ce serait dommageable de le réduire à ces zones tendues ».
Une dépense ramenée à 800 millions d’euros
Soutenu par Pierre Méhaignerie et Charles de Courson, le rapporteur a ainsi obtenu l’adoption d’un sous amendement qui permet l’ouverture du PTZ à toutes les zones. « Le PTZ est en outre mis sous plafond de ressources, afin de renforcer l'efficacité de la dépense publique » précise ainsi l’amendement gouvernemental. La mesure sera plafonnée à une dépense générationnelle de 800 millions d’euros, contre 2.6 milliards auparavant.
