Les taux italiens et les taux français baissaient de concert, alors que les taux allemands continuaient leur remontée initiée en cours de semaine dernière.
Les taux allemands progressaient hier, alors même que l’ensemble des obligations d’Etat européennes se détendaient. Les opérateurs restaient dans l’attentisme, avant la fin de la réunion des ministres des Finances de la zone euro.
Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a déclaré que les ministres des Finances de la monnaie unique s'étaient accordés sur une hausse rapide des ressources du FMI, afin que celui-ci dispose de la même puissance de frappe que le FESF. L'Eurogroupe pourrait effectuer des prêts de 8 milliards d'euros à la Grèce. Le pays risque, sinon, la faillite le 15 décembre.
L’émission italienne effectuée hier s’est soldée par des taux records. Ceux-ci sont jugés insoutenables par nombre d’opérateurs, la dette atteignant déjà 1900 milliards d'euros, soit un peu moins de 120% de son Produit intérieur brut. Paradoxalement, les taux sur le marché secondaire se détendaient, passant de 7.21% à 7.20% sur la séance. Ailleurs en Europe, les taux espagnols baissaient à 6.36%, contre 6.53% lundi.
Les taux français baissaient, eux, à 3.51%, contre 3.59%. Le taux allemand progressait lui à 2.35%, contre 2.29% la veille.
