Les taux de l’OAT ont reculé mercredi, consécutivement à l’action réalisée hier par les principales banques centrales mondiales pour apporter de la liquidité.
L’action des banques centrales a provoqué hier un flux d’achat important sur les marchés obligataires en zone euro. La Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque du Canada, la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la Banque nationale suisse ont agi de façon concertée afin d’améliorer leur capacité à fournir des liquidités pour soutenir le système financier global.
Les dettes françaises, italiennes et espagnoles étaient particulièrement prisées, réduisant de facto leurs taux avec l’Allemagne. Les taux à 10 ans français revenaient à 3,38% contre 3,51% mardi en fin de séance. Les taux italiens revenaient, eux, à 7%, contre 7.20% la veille. Les taux espagnols reculaient, eux, à 6.20%, contre 6.36%. Même les taux des Bunds reculaient de 5 points de base, à 2,27% contre 2,32%. Seuls les taux britanniques, hors zone euro, progressaient, passant de 2.23% à 2.31%.
On notera que l’écart de taux franco-allemand, qui était monté à plus de 200 points de base, a reculé de plus de 90 points de base en quelques séances, pour revenir à 109 points de base à la clôture de mercredi.
