La mise sous surveillance de 15 pays européens, dont la France et l’Allemagne, par S&P, s’est soldée par une hausse des taux en zone euro.
La mise sous surveillance de plusieurs pays européens, dont l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas, actuellement notés AAA, n’a pas eu d’impact majeur sur les taux des obligations d’Etat.
Les taux de l’OAT prenaient 10 points de base, à 3.24%. Les obligations d’Etat allemandes voyaient reculaient de 2 points, à 2.19%. Le spread France / Allemagne progressait de fait à 105 points de base. Les taux autrichiens gagnaient 5 points de base, à 3.21%, et les taux néerlandais passaient, eux, de 2.59% à 2.60%.
La surveillance négative impacte peu les marchés
L’une de la conséquence indirecte de la mise sous surveillance de ces deux pays était la mise sous surveillance négative par S&P de la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF).
Malgré ces développements, les marchés étaient peu affectés par la décision de S&P, les opérateurs étant convaincus que les projets d’harmonisation budgétaire actuellement portés par la France et l’Allemagne pourraient bien être un préalable à un renforcement du rôle de la Banque Centrale européenne.
