Jean Perrin a dévoilé hier le livre blanc de l’UNPI initulé « programme pour un ministre du logement », comprenant 60 propositions.
Jean Perrin, le président de l’UNPI, a dévoilé hier son livre « intitulé « programme pour un ministre du logement », comprenant 60 propositions en matière d’immobilier, qui vise à faire débat à la veille des élections présidentielles, avec pour objectif avoué de « bousculer les idées reçues, susciter de saines controverses et faire des propositions concrètes en matière de politique du logement.
Partant du constat que, depuis 50 ans, tous les plans gouvernementaux ont échoué, ce livre dévoile 60 propositions, dont 10 essentielles. Parmi, celles-ci on trouve quelques proposition « choc » comme la suppression du permis de construire dans les zones urbaines , la fusion de l'ANAH, de l'ANRU et d’Action Logement, ou encore la vente en 3 ans la moitié du parc HLM tout en créant un droit à l’achat.
Des logements à moins de 1000 euros le mètre carré
Parmi les autres propositions, on trouve notamment la production de « logements essentiels » à bas coût, à moins de 1000 € le m2, ou la création de d’un plan d'épargne défiscalisé pour favoriser la démolition reconstruction, la limitation des exigences d'accessibilité des logements au double de la population handicapée, ou encore la réunion d’un Grenelle des rapports locatifs. L’UNPI souhaite également instaurer une réelle égalité entre l'imposition du patrimoine mobilier et l'imposition du patrimoine immobilier, réduire les plafonds HLM pour que 10 % des ménages y aient accès au lieu de 60 % actuellement, ou encore l’autorisation des convocations et l'envoi des PV d'assemblées par courriel.

Ces propositions vont dans la droite ligne du courant de pensée néo-libéral : suppression des règlementations, forcément trop contraignante, et réduction du rôle des pouvoir publics.
Favoriser l’épargne-logement, cela a toujours été la volonté de tous les gouvernements, ce n’est donc pas une révolution, mais une évolution de la fiscalité destinée à créer une nouvelle niche, pas vraiment dans l’air du temps.
Construire des logements préfabriqués hors-normes, pourquoi-pas légaliser les bidons-villes tant qu’on y est ?
Quand au low-cost, un ancien ministre a déjà essayé les maisons à 100 000 €, on les attend toujours.
Supprimer le permis de construire, c’est légaliser le n’importe quoi, les constructions poubelles et anarchiques.
Le bail à l’essai est une difficulté de plus pour les locataires, qui seront soumis au bon vouloir des propriétaires pendant cette période alors qu’il est déjà très difficile de se loger.
Pour finir, un holdup sur les offices HLM. Vendre la moitié du parc HLM au profit de l’état et confier la gestion du reste au privé, voilà encore une proposition ultra-libérale qui supprimera l’accès aux HLM à 50% des familles les plus modestes.