Selon la dernière enquête de la Banque de France, 13% des banques ont durci les conditions d’accès au crédit immobilier en novembre.
Les conditions d’accès au crédit se durcissent. C’est le résultat de l’enquête de la Banque de France auprès de la Banque de France, qui a noté que 12.6% d’entre elles durcissaient de manière modérée les conditions d’accès au crédit immobilier.
Du point de vue des marges, celles-ci ont été légèrement rehaussées, de manière un peu plus marquée pour les prêts immobiliers présentant un profil de risque moyen. Ce resserrement modéré du crédit se matérialise surtout par un raccourcissement des durées de prêt. « Les durées des crédits accordés ont été réduites tandis que les autres conditions (quotité d’emprunt, frais autres que les intérêts, garanties, etc.) n’ont pas varié » indique la Banque de France.
Pas de repli généralisé
La Banque de France explique ce durcissement par la crise actuelle en zone euro. «Le léger durcissement des critères d’attribution des prêts à l’habitat est principalement imputable, selon les banques, à la dégradation des perspectives relatives à l’activité économique et à l’évolution du marché du logement » indique l’institution.
Du côté de la demande de crédit immobilier, celle-ci a de ce fait baissé de manière modérée au troisième trimestre pour de nombreux établissements (54%). La Banque de France prévoit que cette diminution modérée de la demande sera, au quatrième trimestre, encore plus constatée par les banques (89.8%). « La baisse de la demande de crédits à l'habitat se poursuit en novembre, mais apparaît moins prononcée » note la Banque de France. « Le repli généralisé annoncé lors de la dernière enquête trimestrielle ne s’est pas produit » indique l’institution.
