Le marché obligataire européen a connu de nouvelles tensions hier, suite aux nouvelles interrogations sur l’issue du dossier grec.
La Grèce est revenue sur le devant de la scène sur le marché obligataire hier, les investisseurs cherchant à se dégager d’une petite partie des positions acheteuses qu’ils avaient accumulées depuis plusieurs jours sur des pays à risque. Les investisseurs ont en effet toujours un œil sur la dette du pays, et sur l'effacement d'une partie de la dette par les banques. L’accord doit être finalisé avant le 13 février.
Le taux à 10 ans italien progressait à 6.14%, contre 6.09% la veille, tout comme les taux de l’OAT, qui reprenaient deux points, à 3.16%, contre 3.13%. De la même façon, les taux allemands regagnaient trois points de base et remontaient à 1.99%, contre 1.96%.
De son côté, les rendements des obligations d’Etat de l'Espagne remontaient à 5,419%, contre 5,428%, suite à la levée de fonds réussie par Madrid, qui a placé 2,507 milliards d'euros à 3 et 6 mois, avec des taux d'intérêt en recul par rapport à la dernière émission.
On surveillera ce soir le compte rendu de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed, qui se réunissait hier et aujourd’hui.
