Le maire de Lyon a fait part, à travers une tribune intitulée « contribution à la décentralisation », de sa vision en matière d'aménagement du territoire. Pour lui, l’armature urbaine du pays doit se consolider autour de 3 réseaux de villes.
C’est sans aucun doute l’un de ses domaines de prédilections. Gérard Collomb a fait part récemment, via une "contribution à un acte III de la décentralisation" reprise par la Gazette des communes, de sa vision de l'aménagement du territoire. Pour l’édile lyonnais, il faut reprendre le processus de décentralisation, en réorganisant les villes en 3 réseaux : les métropoles d’intérêt européen, les métropoles d’intérêt national, et les pôles de rayonnement.
Lyon, métropole d’intérêt européen
Pour lui, il faudrait ainsi distinguer les métropoles d’intérêt européen, des métropoles d’intérêt national, et des pôles de rayonnement. Au sein du premier groupe, on trouverait un nombre restreint de métropoles, au sein desquelles seraient regroupées les villes de la dorsale nord-sud (Paris, Lyon, Marseille, et sans doute Lille, qui n’est néanmoins pas citée explicitement par Gérard Collomb). Celles-ci « seraient renforcées de manière à leur permettre de figurer durablement dans le top 20 des grandes villes européennes » et constitueraient « une nouvelle catégorie de collectivités territoriales ».
« Sur leur territoire elles exerceraient l’ensemble des compétences du conseil général et une partie des compétences des conseils régionaux dans le domaine de l’université et de la recherche, de l’animation des pôles de compétitivité, de la promotion internationale » précise Gérard Collomb.
Des métropoles d’intérêt national
Sous cette catégorie, les métropoles d’intérêt national, comme Bordeaux, Toulouse, Nice, Grenoble, Nantes, Strasbourg auraient, elles, « vocation à être des lieux de concentration de ressources humaines de haut niveau, de services ». Elles verraient aussi leurs compétences élargies, exerçant de plein droit les compétences en matière de transports scolaires, de gestion des routes, des zones d’activités économiques, de la promotion à l’étranger. Elles pourraient en outre exercer « des compétences en matière d’accompagnant des entreprises, d’organisation de l’université et de la recherche, de promotion internationale » en provenance de la Région.
Les pôles de rayonnement, quant à eux, prendraient la forme de communautés d’agglomération, centres d’un pôle métropolitain. Enfin, sur Paris, le sénateur maire de Lyon suggère que Paris et la petite couronne (Seine-Saint-Denis, Val de marne, Hauts de Seine) pourraient devenir une collectivité territoriale à statut particulier se substituant au département. Autour de ce Grand Paris, Paris Métropole serait un pôle Métropolitain articulant le Grand Paris aux autres pôles urbains des départements de la grande couronne (Yvelines, Val d’Oise, Seine-et-Marne, Essonne).
