Les rendements des obligations d’Etat françaises restaient mercredi soir sur leurs niveaux de la veille, les investisseurs restant dans l’attente d’un accord sur la question de la dette grecque.
Les taux de l’OAT 10 ans sont restés stables mercredi. Alors que ces derniers avaient terminé à 2.90%, la séance s’achevait, sur le marché obligataire français, sur un taux quasiment stable, à 2.91%. Les investisseurs restaient attentistes, dans l’attente de la résolution du dossier grec, toujours dans l’impasse mercredi soir.
Le Premier ministre du pays, Lucas Papademos, essayait dans la soirée de parvenir à obtenir le soutien des chefs des trois partis de son gouvernement au nouveau plan d’aide à la Grèce, proposé par la Troïka (Union Européenne, BCE, et FMI), en échange d'un deuxième plan d’aide d'au moins 130 milliards d'euros susceptible d'éviter une faillite. Cette nouvelle mouture avait été négociée la nuit dernière par Papademos et la Troïka.
Les taux allemands et espagnols à la hausse
Les taux allemands progressaient, eux, dans le sillage d’une émission obligataire allemande qui a rencontré une demande moins importante qu’il y a un mois. Cette émission obligataire à cinq ans lui a permis de lever 3,3 milliards d'euros, avec des taux à 0,91%. Ce moindre appétit pour la dette allemande a eu des répercussions sur le marché secondaire. Les taux du Bund à 10 ans progressait à 1.98%, contre 1.96% la veille.
Les taux espagnols montaient, eux, très nettement, à 5.22%, contre 5.07% la veille. Le Trésor a procédé hier à une émission surprise d'obligations à dix ans, pour 4,5 milliards d'euros, au taux de 5,39%, ce qui a provoqué des tensions sur le marché secondaire. En revanche, les taux italiens restaient, eux, en baisse, à 5.58%, contre 5.59% la veille.
