Le nombre de ventes de maisons individuelles s’est replié sur toutes les régions en 2011, et notamment en Rhône-Alpes Auvergne, où l’année s’achève sur une baisse de 6% du marché.
L’année 2011 n’aura pas été un bon millésime pour les maisons individuelles. L’Union des Maisons Françaises a publié son bilan annuel, qui a montré un repli, sévère dans certaines régions, du marché de la maison individuelle l’an dernier.
En moyenne, le recul des ventes atteint 10% sur l’année par rapport à 2011, Rhône-Alpes surperformant, avec une baisse de ‘seulement’ -6%. Sur la France entière, le nombre de ventes brutes atteint ainsi sur l’ensemble de l’année environ 148 500 unités. Côté constructions, l’Union rappelle, sur la base des dernières statistiques du ministère du développement durable et du logement, que 253.522 maisons individuelles ont obtenu un permis de construire l’an dernier (+5.4%), sur les 534.804 logements construits au total dans l’Hexagone. Les mises en chantier de maisons individuelles ont, elles, progressé de 11.8%, à 202.268 unités.
L’année 2012 en suspens
Selon l’Union, la crise pourrait toutefois perdurer dans le secteur, et ce malgré le maintien des mesures de soutien dans le neuf. 3 facteurs vont ainsi peser sur le marché, selon l’UMF : le contexte économique détérioré sur fond d’aggravation de la crise des dettes souveraines, avec une récession technique début 2012 et une remontée du taux de chômage à 9,7 % sur l’année, mais également la remontée des taux de crédit habitat avec des critères d’octroi plus resserrés, ainsi que la réforme brutale du PTZ+, qui se traduit pour le neuf, par des montants moindres accordés et une reconfiguration pénalisant les accédants modestes.
L’annonce d’une hausse de 1,6 point du taux normal de TVA ne pourra que pénaliser encore plus les ménages. « Pour une maison de 100 000 euros HT, 1 600 euros s’ajouteront aux 19 600 euros actuels » calcule l’Union.
L’UMF pronostique, sur la base de ces éléments plutôt négatifs, un nouveau repli de 10% du marché de la maison individuelle, les constructeurs notant d’ores et déjà une raréfaction des accédants modestes dans leurs contacts commerciaux.
