Sandrine Checa, franchisée Laforêt dans le huitième et troisième arrondissement de Lyon, a fait le point, lors de la conférence de presse Laforêt, sur les marchés de Monplaisir et du troisième arrondissement.
Après un début d’année peu actif, le marché semble lentement se débloquer sur le secteur Monplaisir-Montchat, selon Sandrine Checa, franchisée Laforêt qui faisait le point mardi, lors de la conférence de presse du réseau, sur les 3ème et 8ème arrondissements de Lyon.
« Le début de l’année 2012 a été marqué par un démarrage un peu lent, du 15 janvier au 15 février. D’un seul coup, on a senti que cela s’est accéléré à partir du 15 février, tant du point de vue des mises en ventes que des achats » a-t-elle constaté.
Sur le huitième arrondissement, les prix vont de 2762 euros à 4500 euros le mètre carré en fonction des secteurs de l’arrondissement, note Sandrine Checa, un écart qui dénote l’extrême hétérogénéité de l’arrondissement. Car si la demande est en effet très importante sur le quartier familial et commerçant de Monplaisir, et dans une moindre mesure sur le Bachut, d’autres secteurs sont nettement moins recherchés, d’où des prix nettement plus abordables. Toutefois, « la baisse des prix sur le secteur ne se fait pas du tout sentir » selon Sandrine Checa.
La réforme des plus-values dope l’activité
Concernant l’année écoulée, l’activité a, au cours du deuxième semestre, bénéficié de la réforme des plus-values. Sandrine Checa a, sur le secteur, constaté un recul de 27% de son stock de biens, mais a, dans le même temps, conclu un nombre de transactions en hausse de 20%. « Même si le nombre de transactions est quasiment identique sur le 1er et le 2ème semestre 2011, le deuxième semestre a été ‘reboosté’ par la réforme des plus-values » précise l’agente, qui constate que 35% des acheteurs sur le huitième sont des investisseurs.
Ces derniers, qui peuvent posséder de 1 à 4 appartements, et habiter dans le quartier, assurent le maintien des prix. Exemple de leurs achats : un T2 de 1998 sur Monplaisir de 50 m2, situé rue des Frères Lumière, a ainsi été acquis récemment pour 180.000 euros par l’un d’entre eux.
Un profil d’acheteur variable
Concernant leur profil financier, sur l’ensemble des acquéreurs –accédants et investisseurs – 25% disposent de 5% d’apport, 25% disposent de 30% d’apport, et 50% disposent de 50% à 100% d’apport. Sur Monplaisir, beaucoup de personnes désirant acheter disposent déjà d’un patrimoine immobilier. Celles-ci sont souvent des personnes âgées désirant revenir dans le quartier, qui paient sans emprunt, et désirant des appartements récents, dans un périmètre de 3 à 4 rues au centre du quartier.
Les prix pratiqués sont dans la fourchette haute des prix lyonnais. Un T3 de 70 m2 année 1992 situé rue Bataille est ainsi parti récemment pour 275.000 euros. Dans les grandes surfaces, il faudra compter, pour un T5 situé avenue des Frères Lumière de 120 m2 avec balcon, plus de 500.000 euros. Seuls les biens situés dans les immeubles des années 60 sont désormais accessibles, dans le quartier, aux primo-accédants. Un T3 de 63m2, situé dans un immeuble des années 60, est récemment parti à 210.000 euros.
Réajustement sur Part Dieu Est
Sur le quartier Part Dieu est, situé de l’autre côté de la voie ferrée, on constate un réajustement des prix de l’ordre de 5% à 10%, les vendeurs ayant dû réajuster leurs ambitions aux capacités financières des acquéreurs. Au centre de l’arrondissement, le quartier de la Part Dieu est, selon Sandrine Checa, vraiment lié à la notion de mutation professionnelle. La crise a, du coup, entrainé une baisse des mutations professionnelles, et ralenti le marché. « Le ralentissement économique impacte directement le marché » indique l’agente. Autre particularité du marché : les transactions concernent pour moitié les investisseurs, et pour moitié des accédants.
Sur le quartier Préfecture, le marché reste particulièrement dynamique : « le bien sort aussitôt qu’il est entré » note Sandrine Checa. A l’autre bout de l’arrondissement, sur Montchat, la demande se concentre essentiellement sur les zones pavillonnaires. Bien moins desservie par les transports en commun, le quartier attire des acquéreurs en quête de belles maisons, et venant de tous horizons. La demande reste toutefois extrêmement variable en fonction du prix. Si les maisons de 600.000 à 800.000 euros restent assez demandées, celles à 1 million d’euros trouvent moins facilement preneur. D’autant que pour les premières, il faut parfois compter entre 100.000 et 200.000 euros de travaux.
