La navette fluviale de la Confluence va permettre de relier le centre-ville de Lyon à la Confluence, et constitue en quelque sorte l’un des premiers aménagement des rives de Saône.
La reconquête des fleuves se poursuit à Lyon. Après les berges du Rhône, avant les rives de Saône, la navette fluviale de la Confluence constitue une nouvelle étape dans ce long processus. Les trois haltes de cette navette, Saint Paul – Quai de Bondy, en rive droite, Bellecour quai Tilsitt en rive gauche, et Confluence - place nautique (en photo de haut en bas), ont d’ailleurs été définies en tenant compte du projet d’aménagement des rives de Saône.

Ce projet de navette, atypique pour l’accès à un centre commercial, n’est toutefois pas totalement étranger à l'histoire lyonnaise. Car il faut savoir que c'est à Lyon que débute l'histoire des bateaux-mouches au 19ème siècle. C’est en effet à partir de 1863 que les compagnies de navigation intérieure se développent à Lyon : les compagnies des Mouches, des Abeilles et des Guêpes se développent alors, avec une moyenne annuelle de fréquentation de 1.500.000 passagers. Le record est atteint en 1871 avec 4.000.0000 de passagers.

Conforter l’expérience utilisateur
Mais l’arrivée du rail va mettre fin au transport fluvial, à partir de 1890. Les Nouveaux tramways lyonnais (NTL) se porteront acquéreurs en 1901 de la compagnie des bateaux-mouches. C’est donc la renaissance du quartier de la Confluence, et l’arrivée d’un centre commercial se voulant résolument qualitatif, qui marque donc le retour de ce mode de transport dans le quotidien des lyonnais. Pour les commerçants du pôle de loisirs, il s’agira d’un service supplémentaire offert au visiteur, à même de conforter l’expérience utilisateur.

On attend donc de savoir quel sera le succès rencontré par ce mode de transport… A ce titre, il faut ainsi souligner qu’il s’agira du seul moyen de transport direct, sans arrêt, entre Bellecour et Confluence. Même les modes de transports lourds, comme le métro ou le tramway n’offrent pas, pour l’heure, une telle possibilité.

En revanche, ces dernier offrent un cadencement beaucoup plus important. L’offre de transport pour désenclaver et desservir ce nouveau quartier-centre continue donc à se densifier, en attendant l’arrivée du tramway par le sud, à l’horizon 2014.
Lyon : une ligne fluviale Saint-Paul / Confluence pour 1.50 euro
