La fédération nationale de l’immobilier a réagi à un article du parisien révélant des dessous de table chez certains agents immobiliers.
Face aux difficultés de trouver un logement dans la capitale, certains aspirants locataires n’hésitent plus à consentir à verser un pot de vin, indique une enquête du Parisien-Aujourd'hui en France, qui a publié aujourd’hui une enquête sur le sujet.
Dans certains marchés comme Paris, où l’offre de logement est bien inférieure à la demande, le versement d'un bakchich peut ainsi aider à obtenir un logement, même si, note le journal, ce n’est pas toujours le cas. Car parfois, note-t-il exemple à l’appui, l’individu en recherche de location peut avoir versé un bakchich sans avoir, en échange, le logement convoité. Dans un tel cas, il ne peut se retourner contre l'agent immobilier ayant reçu le dessous de table.
Le Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées note également dans le journal que des associations de locataires ont signalé ce type de pratiques. « Le rapport est devenu tellement inégal entre l'offre et la demande de logements que cela peut donner naissance à des phénomènes de corruption» indique ainsi Bernard Lacharme, le secrétaire général de l’organisation.
La FNAIM condamne ces abus
Du côté de la fédération nationale de l'immobilier, on insiste sur le fait que cette pratique reste marginale, même si, dans le même temps, elle souhaite aboutir sur la mise en place d’un code de déontologie dans la profession. « La Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) condamne, s’il est avéré, ce procédé inacceptable » a-t-elle indiqué dans un communiqué, tout en refusant que toute une profession soit caricaturée par « la mise en exergue des écarts de quelques-uns ».
Pour elle, la réforme des professions immobilières est donc urgente, et doit aboutir au renforcement des exigences en matière de compétences et de formation, et à la création d’un code de déontologie qui s’impose à tous les professionnels.
La FNAIM préconise également la mise en place d’un système disciplinaire propre à l’ensemble des professionnels, apte à appréhender et sanctionner effectivement les mauvais comportements, et à la création d’un Conseil national des professions immobilières. Avec, l’UNIS, l'organisation a ainsi déjà fait part au nouveau Garde des Sceaux, Christiane Taubira, de leur projet de réforme et affirment leur volonté d’aboutir au vote d’un texte de loi dans les plus brefs délais.
