Le courtier en crédit immobilier constate un certain retour des acheteurs. Pour lui, Rhône-Alpes fait partie des régions chères en terme de crédit immobilier, a contrario de région comme le Nord-Est.
Petite embellie sur le front de l'immobilier? Pour le courtier en financements Cafpi, la tendance est en effet un peu meilleure qu’en début d’année. « Le 1er trimestre se termine mieux qu’il n’a commencé. Les élections passées, les Français retrouvent le chemin de l’acquisition et l’attentisme qui prévalait au 1er trimestre n’a plus cours. Et même si le mois de mai a encore été difficile – c’est d’ailleurs toujours le cas – le mois de juin s’est dessiné sous un meilleur jour » indique l’intermédiaire. Selon le courtier, les primo-accédants ont fait un retour en force au deuxième trimestre, avec 51 % des dossiers traités par Cafpi, empruntant en moyenne 152.509 euros sur une durée de 247 mois.
Plusieurs facteurs d’embellie
Cette embellie, est selon lui, lié à plusieurs facteurs : « les projets différés au cours du 1er semestre ne peuvent l’être indéfiniment » explique le groupe. « L’achat immobilier est, dans la plupart des cas, lié à un besoin » indique le courtier. Aussi constate-t-il que, ce mois, 86 % des dossiers traités concernent la résidence principale. L’autre facteur d’amélioration est sans conteste les taux, qui poursuivent leur détente. « Les taux se sont détendus sous l’effet des abondantes liquidités injectées par la BCE pour aider les pays en difficulté comme la Grèce et l’Espagne », explique Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi.
En région Rhône-Alpes, les taux sont ainsi de 3.05% sur 10 ans en moyenne, de 3.45% sur 15 ans, de 3.65% sur 20 ans, et de 4% sur 25 ans. La région est ainsi plus chère que le Nord-Est et la région parisienne, mais reste bien moins chère que l’Auvergne, qui fait partie des régions les plus chères.
Toutefois cette situation pourrait ne pas durer. « En principe, les taux devraient se maintenir à des niveaux historiquement bas tout l’été, mais il est fort possible que la rentrée s’annonce sous des auspices moins favorables », indique Philippe Taboret.
