En région Rhône-Alpes, le nombre de personnes par logement est passé de 2.43 à 2.30% entre 1999 et 2009.
Le nombre de personnes par logement tend à diminuer en Rhône-Alpes. Le nombre moyen de personnes par logement est en effet passé de 2,43 à 2,30 entre 1999 et 2009. Ce chiffre est sensiblement plus élevé qu'en France (respectivement, 2,28 et 2,42), note l’INSEE qui a réalisé cette étude
Un repli du nombre de personnes qui s'explique à la fois « par l'augmentation du nombre de ménages d'une personne et par le recul des familles nombreuses ». On notera que c’est dans les départements du Rhône et de la Haute-Savoie que la taille des ménages a le moins diminué.
Cette tendance à la baisse du nombre de personnes par ménage s’est accompagnée d'une hausse du nombre des ménages dans la région. Rhône-Alpes qui en compte 350 000 de plus qu’il y a dix ans, (+16 %, contre + 13% pour la France). Les ménages d’une ou deux personnes (respectivement +25 % et + 23 % entre 1999 et 2009), totalisent 65 % du total des ménages en 2009. Cette progression des ménages de petite taille est en outre la conséquence de la baisse du nombre de familles avec trois enfants ou plus, passant de 21 % à 19 %, soit une baisse de 2 points.
De plus en plus de personnes seules
Comment expliquer que la part des ménages d’une personne augmente sensiblement ? Dans la région, ce sont les ménages d’une personne âgée de 30 ans à 59 ans qui contribuent le plus à l'augmentation, note l’INSEE. En comparaison, celle des ménages de plus de 60 ans est moins marquée que dans d'autres régions situées plus au sud. « Quelle que soit la région, les jeunes de moins de 30 ans participent moins que leurs aînés à l’augmentation des ménages d’une personne sur les dix dernières années » note l’INSEE, qui explique que le renforcement de la part des ménages d'une personne seule de 30 à 59 ans (+ 32 %) est plus dû aux changements dans les modes de cohabitation (+ 23%) qu'à l'augmentation de la population de cette tranche d'âge (+ 9 %).
Au-delà de 60 ans, l’augmentation (+ 26 %) trouve ses raisons pour près d'un quart dans l'évolution du nombre de personnes et pour 3 % par l'augmentation du nombre de personnes vivants seules de cette tranche d'âge.
