L’INSEE a fait part hier de son analyse de la conjoncture régionale sur le premier trimestre et des premières tendances sur le second semestre.
« Confrontée à une demande intérieure en repli et à une dégradation du climat des affaires, la zone Euro voit poindre le spectre de la récession» a noté hier l’INSEE dans son analyse de la conjoncture au titre du premier semestre 2012.
« En France, le niveau du PIB est resté stable au 1er trimestre 2012, malgré un climat des affaires morose tant dans l'industrie que dans les services. Le taux d'utilisation de l'appareil de production se replierait pendant que l'investissement des entreprises non financières ferait du sur place » a indiqué l’INSEE. La consommation va stagner, indique l’institut, du fait de la baisse conjointe du niveau d'épargne des ménages et de leur pouvoir d’achat. Il prévoit également un taux de chômage au-delà du seuil des 10 %.
« En Rhône-Alpes, cette conjoncture internationale et nationale laisse présager, au mieux, une stagnation de la situation économique régionale » indique l’INSEE, guère optimiste. Pour autant, l'emploi total poursuit pourtant une progression modérée mais supérieure à celle enregistrée au niveau national.
L’emploi moins touché en Rhône-Alpes
« Les créations nettes d'emploi sont les plus dynamiques dans les services (hors intérim) et dans la construction » explique l’institut de la statistique. L'intérim s’est stabilisé au cours du premier semestre, mais la tendance reste nettement baissière sur un an, en repli de 8,9 %. Le chômage reste toutefois orienté à la hausse, sans que ceci n'épargne aucun département de la région. Le taux de chômage en Rhône-Alpes s’établit à 8,6 % au premier trimestre 2012, soit un niveau nettement inférieur qu’au niveau national (9,6 %).
Les secteurs restent toutefois touchés différemment par la crise, qu’il s’agisse de l’industrie automobile, de l’hôtellerie, ou encore du BTP. Dans le secteur de la construction, le nombre de mises en chantier a baissé plus fortement qu'au niveau national, avec un repli de 10,0 % en total annuel sur 12 mois glissants, contre - 2,3 % au niveau français. De la même façon, le nombre de locaux mis en chantier est également à la baisse, avec un repli de 13,5 % contre - 3,6 % au niveau national. A l’inverse, les créations d'entreprises sont à la hausse, grâce notamment au statut d’auto-entrepreneur (+ 5,7 % sur un trimestre).
