Le groupe originaire de Charvieu-Chavagnieux, concepteur de maisons BBC, devrait voir sa production nettement augmenter en 2013, et ce malgré la crise dans le secteur de la maison individuelle.
Le groupe Ganova poursuit son expansion. Le groupe compte doubler l’an prochain sa production de maison individuelle en programme, et poursuit sa prospection pour mieux anticiper les besoins en matière de maisons BBC. A l’occasion d’une conférence de presse fin juin, le groupe a en effet fait la promotion des « toits du soleil », un lotissement BBC situé à Charvieu-Chavagnieux, qu’il présente comme le premier village français BBC photovoltaïque.
Sur ce dernier lotissement, 41 maisons Econova en construction BBC ont été commercialisées sur un terrain représentant une superficie totale de 20.386 m2. Particularité de celles-ci, les propriétaires disposent sur chacun de leurs toits de tuiles photovoltaïques Imerys sur 16 m2, qui leur permet de revendre chaque année pour près de 1 000 euros d’électricité, soit le coût de ce qu’ils consomment en termes d’énergie. Pour ce programme, les propriétaires ont également bénéficié d’un crédit d’impôt à hauteur de 50% de l’équipement.
Industrialisation du processus
Pour être labellisée BBC, une maison doit consommer moins de 50 kilowatt heure d’énergie primaire par an. Une performance d’autant plus difficile à réaliser que les coefficients multiplicateurs utilisés pour le calcul du BBC sont plutôt défavorables à l’énergie électrique utilisée dans ces maisons. Le groupe a donc dû, dans cette optique, redoubler d’effort sur le bâti et l’isolation, sans pour autant renchérir les prix de construction.
Pour arriver à résoudre cette quadrature du cercle, Ganova a donc dû industrialiser ses processus de production et d’approvisionnement sur l’ensemble de son parc de maisons en construction. Sur un lotissement, le promoteur fait donc appel aux mêmes artisans, et s’approvisionne en gros. Au final, le prix proposé -250.000 euros – est quasiment le même qu’une maison non BBC dans le même secteur.

Un prix que le promoteur ajuste en fonction du prix du foncier. Car en première couronne, entre la rocade et l’A432, il faut également majorer le prix par le surcoût en terme de foncier. Si le coût d’un terrain sur Charvieu est en effet de 100.000 euros, la même parcelle se négociera facilement à 200.000 voire 250.000 euros en première couronne. Une maison BBC Ganova peut donc atteindre près de 350.000 à 400.000 euros en première couronne, soit des prix très proches de ceux des maisons anciennes dans le secteur.
220 maisons visées en 2013
Cette industrialisation de la construction pose toutefois pour le promoteur la question de l’approvisionnement en foncier. Car sans terrains suffisamment rapprochés, les économies d’échelles à la construction sont moindres. « Nous avons un stock de terrains de 200 lots, sachant que nous faisons, à l’année, 170 maisons, dont 50 en programmes» note Pascal Bert.
L’année prochaine, Ganova compte passer de 170 à 220 maisons produites, dont une centaine en promotion, soit un doublement de la production pour ce dernier type de construction. Car seuls ces derniers permettent de réaliser des économies d’échelles sur les matériaux et les process. « En diffus, il faut compter facilement 25.000 euros de plus » explique Pascal Bert, le président de Ganova. « Les programmes nous permettent de faire évoluer nos connaissances sur ces matériaux nouveaux» indique-t-il.
Il compte notamment sur le stock important de terrains qu’il possède pour pouvoir réaliser cette performance de croitre à contre-courant d’un marché national toujours déprimé – les ventes de maisons individuelles restant en baisse de 20% par rapport à l’an dernier, en proposant des maisons économes en énergies très compétitives. Il compte également se développer sur le marché de la maison passive, avec déjà deux constructions en cours sur Charvieu et Villefontaine, l’une en ossature bois et l’autre à Villefontaine.
