Le marché lyonnais des locaux d’activité a connu une baisse d’activité de 6% au premier semestre quand celui des bureaux a ralenti de 22%, du fait d’une chute des ventes à utilisateurs. Seule la logistique fait exception avec une hausse de 30%.
Selon les derniers chiffres de la FNAIM Entreprises compilés par le CECIM, le marché lyonnais de l’immobilier d’entreprise a quelque peu ralenti au premier semestre 2012. Après un premier trimestre assez bien orienté, le marché tertiaire a en effet connu un trou d’air au deuxième trimestre, avec seulement 90.000 m2 de bureaux commercialisés sur les six premiers mois de l'année, contre 115.000 m2 l’an dernier à la même période, soit une chute de 22%.
Un repli qui s’explique en partie par les ventes à utilisateurs de bureaux, particulièrement en baisse sur ces 6 premiers mois, avec 15% des surfaces placées, un phénomène qui trouve sa source dans le manque d'offres et dans des financements plus difficiles à obtenir, explique la FNAIM Entreprises.
Locaux en repli de 6%
De leur côté, les locaux industriels ont mieux résisté, avec un recul de 6% en un an pour les locaux d’activité et les locaux mixtes. La demande placée sur ce segment atteint 144 500 m² au 1er semestre 2012.
Dans ce contexte plutôt négatif, le marché de la logistique semble faire exception, avec une hausse de 30%, à 230 000 m² commercialisés. Le deuxième semestre a notamment été porté par deux opérations d’ampleur, l’une effectuée par Darty sur 60.000 m2 et l’autre par Fiducial sur 45.000 m2.
Le marché de l’investissement en attente
Alors que le marché de l’investissement avait connu un piètre début d’année, ce dernier s’est nettement redressé au cours des trois derniers mois, selon la FNAIM Entreprises, avec 208 millions d'euros investis au total au 1er semestre 2012. Une performance qui s’avère toutefois « bien en deçà des performances habituelles du marché lyonnais ».
Quant au marché locatif, « celui-ci ne devrait pas connaître d’amélioration à court terme » pense la FNAIM. En revanche, le marché de l'investissement devrait « être nettement plus dynamique au 2nd semestre ».
