Les taux de la taxe foncière et d’habitation ont augmenté de 1.7% pour un ménage moyen, selon le forum pour la gestion des grandes villes. Lyon est dans la moyenne.
Les mois de septembre et d’octobre signent le retour dans les boites aux lettres des traditionnelles feuilles d’impôts locaux. Et chaque année, le forum pour la gestion des villes, qui rassemble les 42 premières grandes villes de France, publie un aperçu de l’évolution générale de ces impôts.
Globalement, les élus ont été plutôt sages cette année, avec une progression moyenne des taux quasi-nulle sur le territoire des grandes villes. La progression moyenne des taux des taxes ménages (taxe d’habitation, taxe foncière sur les propriétés bâties, taxe foncière sur les propriétés non bâties) du bloc villes/groupements s’élève ainsi à +0,2% en 2012, contre +0,9% en 2011 et +2,8% en 2010, note le forum.
Progression de 1.7%
Pourtant, au final, la note reste bien plus élevée pour les ménages, du fait de la revalorisation annuelle des bases d'imposition. Du côté de la taxe d’habitation, le forum a ainsi calculé que pour un ménage « modèle » composé de 4 personnes dont deux enfants, le taux a progressé de 1.7% dans les grandes villes. Sur Lyon, la taxe d’habitation progresse également de 1.8% malgré la stabilité des taux lyonnais et grand-lyonnais (21.30% sur Lyon et 7.25% sur le Grand Lyon, soit un taux de 28.55%). Le ménage moyen paie ainsi 886 euros, contre 871 euros l’an dernier, soit une progression de 16 euros.
Côté taxe foncière, la stabilité est également de mise sur les taux, avec un taux sur le foncier bâti de 17.17% pour Lyon (16.21% pour Villeurbanne) et de 9.47% pour le département, soit un taux de 26.64%. Mais là aussi, au final, la taxe augmente de 1.8%, à 674 euros (559 euros pour Villeurbanne), contre 662 euros l’an dernier, du fait de la revalorisation.
Mais ces moyennes cachent toutefois des situations bien différentes suivant la nature du bien taxé. En effet, un appartement neuf est bien plus taxé qu’un appartement ancien, du fait de l’absence de changement dans le calcul des valeurs locatives, un serpent de mer de la fiscalité locale. Récemment un rapport avait laissé entendre que celles-ci pourraient être révisées prochainement. Mais celui-ci reste, pour l’heure, apparemment sans suite.
