Le groupe de promotion immobilière table toujours sur une contraction affirmée du marché français de la promotion immobilière. Le groupe a, pour sa part, enregistré un repli de 13% de son activité au 1er semestre.
Le groupe Nexity publiait ce matin ses chiffres d’activité au titre du premier semestre. Au titre de cette période, le groupe a enregistré une baisse de 13% de ses ventes, avec 4 633 réservations de logements neufs en France, dont plus des trois quarts dans les grandes agglomérations.
Une baisse que le groupe relativise en indiquant qu’il a mieux résisté que l’ensemble du marché de la promotion immobilière, lequel devrait redescendre « au mieux à 80 000 unités en 2012 » soit près de 25 % de baisse. Le promoteur se montre plus pessimiste encore sur les ventes en 2013, qui « ne devraient pas excéder 75 000 unités (…) si d’ici là rien ne vient dégrader encore plus le cadre du marché ».
Aussi le patron du promoteur, Alain Dinin, avertit le gouvernement : si il estime que les mesures prises jusqu’à présent par le gouvernement vont dans le bon sens, il juge que, « sans plan d’ensemble à même de mobiliser toute la chaîne, le choc ne se fera pas ou ne sera pas suffi sant. Et l’engagement, juste et possible, économiquement positif, des 500 000 logements par an restera encore un cap, un repère à atteindre » prédit il. Il table ainsi sur 310.000 constructions neuves « seulement » sur cette année.
La zone B1 capte 40% des ventes
Sur les ventes, au sein des grandes zones géographiques définies par le dispositif Scellier, la Zone B1 (au sein de laquelle on retrouve Lyon et l’agglomération lyonnaise), occupe à elle seule 39.7% du total. Suivent les zones A (27.3%) et B2 (17%).
On notera toutefois que l’évolution des prix dans ces zones a été très hétérogène. Si elle a baissé de 26% en zone A bis, elle progresse encore de 12.6% en zone C, et de 4.1% en zone B1. « L’augmentation des prix en zone B1 est liée à la vente de programmes dans le coeur de grandes agglomérations en régions (Marseille, Montpellier, Nantes ou Strasbourg) où les tensions immobilières restent fortes» explique le promoteur. Malgré tout, les prix moyens par lot continuent de fléchir à 218.000 euros, en baisse de 6,1 % par rapport au point haut du premier semestre 2011. Il faut dire que tous les clients du promoteur, hormis les primo-accédants sans PTZ+, ont des revenus à la baisse.
Aussi le groupe d’Alain Dinin note une forte activité de la part des investisseurs institutionnels, dont les ventes représentent désormais 42.4% du total. Il souligne à cette occasion qu’il s’agit là du cinquième semestre de hausse significative des ventes aux investisseurs institutionnels. En outre, les bailleurs sociaux représentent 91,2 % des ventes en bloc. En revanche, la part des clients particuliers recule de 33.1%, tout comme celle des investisseurs particuliers, qui ont vu leur part ramenée à 31.1%.

Nexity est l’un des constructeurs les plus cher!
Qu’ils baissent leur prix et ca se vendra mieux!
Quoi? j’ai dit un gros mot? :))