L’institution prévoit une baisse de 0.1% du PIB au troisième trimestre, une prévision un peu plus pessimiste que l’INSEE, qui table sur une stabilité de l’agrégat.
Le PIB français pourrait bien avoir légèrement fléchi au troisième trimestre, selon la Banque de France, qui faisait état lundi d’une étude sur la conjoncture dans l’industrie et les services. A cette occasion, elle a notamment fait état d’une prévision inchangée au troisième trimestre, en tablant sur un repli de 0.1% du PIB durant la période.
L’INSEE avait fait part vendredi dernier de ses propres perspectives de croissance, qui prévoyaient une croissance nulle aux troisième et quatrième trimestres. L’institut statistique avait notamment revu à la baisse ses estimations d’exportations « en raison du ralentissement de la demande mondiale, conjugué à l’appréciation de l’euro qui a repris cet été ». La croissance serait ainsi, selon l’INSEE de 0.2%, contre 0.4% dans les prévisions de juin.
La Banque de France, a, dans son point de conjoncture de ce matin, fait état d’un repli de l'indice du climat des affaires dans l'industrie (de 93 à 92), et d’un nouveau fléchissement du taux d'utilisation des capacités de production. En outre, les chefs d’entreprises font état de carnets de commandes toujours insuffisants. La Banque de France indique ainsi que « les prévisions tablent sur un repli de la production en octobre ». Dans les services, en dépit d’une baisse de l’activité, les perspectives restent toutefois favorables à court terme. L'indice du climat des affaires dans le secteur est stable, à 91 points.
