Les prix de l’immobilier toujours à la hausse dans les deux Savoie

Au premier semestre, les prix de l’immobilier ont encore augmenté dans les deux Savoie, à l’exception notable du bassin de Chambéry.

Les prix ont encore augmenté dans les grandes agglomérations de Savoie ou Haute-Savoie, selon les dernières statistiques publiées par la chambre FNAIM des Savoie. Si les transactions ont globalement baissé de manière assez marquée sur l’ensemble des villes importantes de Savoie, les prix n’ont réellement baissé que sur le bassin de Chambéry.

Annecy, un marché toujours en forte hausse

Même si les transactions ont nettement reculé au premier semestre  - près de -15% - les prix se sont maintenus dans le Grand Bassin Annécien, avec un prix médian de 7% au premier semestre 2012. La FNAIM note en effet une rareté de l’offre selon les secteurs.  Pour les maisons en revanche, les prix ont fait du surplace, avec un prix moyen de 360.000 euros.

Côté location, le marché reste dynamique, avec un loyer de 13.20 euros, en hausse de 5% par an, et une vacance de moins de 1%. « La clientèle est attachée à la qualité, à la rénovation, au coût des charges de fonctionnement du produit et privilégie des logements de moins de 10 ans, plus chers mais qui offrent des prestations de meilleure qualité » explique la fédération

Le Genevois, marché toujours tendu

Avec une vacance à 1.75%, le marché locatif de la région d’Annemasse / Saint-Julien n’est guère moins tendu que celui d’Annecy. Le loyer moyen y atteint ainsi 12.80 euros, et a progressé de 3% sur un an.

Cette tension palpable sur le marché de la location est également visible sur celui de la transaction. Avec un prix moyen de 3500 euros du mètre carré sur le bassin Genevois en moyenne, le marché des appartements est « en forte hausse », et ce malgré une baisse des transactions de l’ordre de 20%. Côté maison, la FNAIM parle seulement de « hausse », avec un prix de marché tendanciel de 350.000 euros.

« On constate une forte hausse du marché justifiée par une importante demande de biens récents et offrant de belles prestations contemporaines. Les appartements anciens (années 1960/70) trouvent plus difficilement acquéreur malgré des prix inférieurs » note la FNAIM, qui indique que la clientèle privilégie en outre le neuf, « plus cher mais mieux classé » d’un point de vue énergétique.

Dans le Chablais voisin, les prix sont également à la hausse, de 5%, à 3160 euros le mètre carré, avec une tendance pour les maisons, à 350.000 euros. La FNAIM constate notamment une certaine frilosité des propriétaires à donner mandat suite à la réforme des plus-values immobilières. De ce fait, on observe une certaine rareté de l’offre.

Aix-les-Bains : baisse importante des transactions

Les transactions ont baissé de 30%, selon la FNAIM, ce qui n’empêche pas les prix de continuer à monter, avec des prix à 3000 euros le mètre carré, en hausse de 5%. Côté maison, la tendance est stable, avec des prix de l’ordre de 330.000 euros. La fédération observe ainsi une « forte demande d’appartements de grandes surfaces pour le marché aixois principalement sur les appartements du centre ville, rares et très recherchés ». Côté location, le loyer moyen est de 11.50 euros selon la FNAIM, soit une hausse de 5% sur un an. La vacance reste contenue, à 3.90%.

Chambéry : les prix plient

Seule exception dans ce marché où les prix semblent toujours orientés à la baisse, Chambéry a vu ses prix légèrement baisser, de l’ordre de 2%, à 2500 euros du mètre carré. Il faut dire que la baisse du volume des transactions y est sensible : de l’ordre de 30%, un phénomène lié « à un contexte économique difficile ». Les biens anciens, énergivores, sont difficiles à vendre et font baisser les prix d’environ 5%, indique la fédération.

« Les prestations et l’état des logements sont toujours les premiers critères pour les prix de vente » note la FNAIM, qui précise que les acquéreurs sont de plus en plus en recherche « d' appartements récents avec terrasse ou atypiques. » Pour les maisons, la tendance des prix reste stable, à 300.000 euros.

Le marché de la location reste en revanche plus soutenu avec une demande forte, et une vacance faible (3.20%). « Les petites surfaces et le parc neuf justifient la remontée des loyers », note la FNAIM. Sur le département de la Savoie, « l’habitat ancien est conditionné par la notion de rafraîchissement obligatoire. Les appartements des années 1960/1970 sont difficiles à louer sans rénovation ». La Fédération constate un dynamisme important sur les petites surfaces « lié notamment à une forte demande du marché locatif étudiant ».

 






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Commentaires

Les chiffres des notaires ont six mois de retard, malheureusement la baisse est quasi générale en France, mais pas encore assez marquée pour relancer les ventes.
En effet, bon nombre d’acquéreurs potentiels ne vont même pas visiter les biens, craignant, parfois à tord, qu’une négociation de 20% n’aboutira pas.
L’hiver, période déjà calme habituellement, risque d’être catastrophique pour l’immobilier.

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