L’artisanat du bâtiment souffre d’une situation « désormais mauvaise ». La CAPEB, la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, pense que le pire est à venir.
La CAPEB tire la sonnette d’alarme : la confédération des artisans du bâtiment a en effet livré son dernier point de conjoncture, plutôt alarmiste. Patrick Liebus n’y va, de son côté, pas par quatre chemins : « la situation est désormais mauvaise et tous les indicateurs montrent que le pire est à venir : la crise du bâtiment s’amplifie, un palier est franchi. Il est urgent d’agir ».
L’activité a ainsi diminué de 1% ce trimestre, une tendance largement anticipée du fait de la baisse des carnets de commande enregistrée dès le premier trimestre. On assiste ainsi à un repli des mises en chantier, à un reflux des carnets de commandes, et une détérioration de la trésorerie très détériorée pour près d’un quart des entreprises.
L’emploi en pâtit
Côté emploi, ceci se traduit par un repli de l’emploi salarié et de l’intérim. L’emploi salarié baisse notamment de 0,8 % (contre -0,2% pour l’ensemble des secteurs) sur les douze derniers mois.
Tous les métiers de l’artisanat du bâtiment sont touchés, affichant, suivant les cas, un recul d’activité compris entre -0,5% et -1,5%, avec un notamment un impact particulièrement fort pour les maçons, qui sont, selon la CAPEB, les plus impactés. La région Rhône-Alpes serait, toutefois, pour l’heure, la seule épargnée par ce phénomène.
La CAPEB en appelle au gouvernement
Le nombre de mises en chantier diminue ainsi de manière assez dramatique, du fait notamment la conjoncture économique et de la frilosité affichée des ménages à s’endetter. Du coup, la CAPEB presse le gouvernement d’agir, notamment afin que les mesures destinées à relancer l’activité telle que des dispositions en faveur de rénovation énergétique des logements, le nouveau dispositif Duflot, ou encore la modification de la loi SRU « soient rapidement mises en œuvre ».
En outre, la CAPEB a indiqué suivre avec attention l’impact potentiellement négatif du durcissement fiscal du projet de loi de finances pour 2013. Pour l’heure, elle prévoit à la fin 2012, une baisse totale d’activité de 1%. « Tout le monde connaît l’adage " Quand le bâtiment va, tout va ". Là, ça ne va plus du tout. Le bâtiment souffre de la crise. Le risque ? Un effet boule de neige qui impacterait toute l’économie. Il est nécessaire d’agir pour enrayer la chute, il faut rapidement des mesures pour relancer l’activité» conclut Patrick Liebus.

la raison est simple:
le prix du foncier! Il est abberant de payer autant pour la construction que pour le foncier et d’enrichir ainsi les papy boomers heritiers! quand va ton liberer les terrains bordel?