La fédération de l’immobilier dénonce un tableau « incomplet » du métier de diagnostiqueur immobilier dressé par une émission de la chaîne.
La FNAIM n’a semble-t-il pas apprécié la diffusion dimanche soir, de l'émission Capital, de M6, dont le thème était les diagnostics immobiliers. Pour la fédération, l’émission a dressé un tableau jugé « incomplet » du métier de diagnostiqueur immobilier, « allant jusqu'à parler de "secrets" et de "juteux business"! »
Le Président de la Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers FNAIM, Claude Pascal, a donc dans un communiqué rappelé que les professionnels étaient particulièrement engagés pour la santé publique, « la sécurité des personnes et dans la dynamique du Grenelle de l'environnement, leur responsabilité pénale étant même engagée » selon lui. « Leurs interventions améliorent le niveau d'information des consommateurs, permettant notamment aux vendeurs de s'exonérer de la garantie des vices cachés » indique-t-il.
"Un métier sérieux et technique"
Afin de dissiper des préjugés tenaces, la FNAIM a publié des statistiques visant à indiquer que cette profession « est particulièrement méconnue, même par ses prescripteurs ». « Etre diagnostiqueur, c'est exercer un métier sérieux, technique, utile et intègre, qui respecte une éthique, avec les certifications de ses compétences remises en cause tous les 5 ans, véritable épée de Damoclès de la profession. Quel autre métier peut déclarer être soumis à de telles obligations ? » a indiqué la Chambre qui rappelle que, depuis 2007, la certification permet déjà aux consommateurs de porter plainte auprès des organismes qui contrôlent les techniciens en cas de litige.
La FNAIM rappelle que la réforme du DPE entrera en vigueur en début d'année prochaine, et que les professionnels doivent réaliser actuellement un effort financier conséquent pour se plier à de nouvelles exigences réglementaires, uniquement pour avoir le droit de continuer à exercer. « Ainsi, les quelques cas mis en exergue sont bien loin d'être le reflet de toute une profession » souligne la FNAIM.
