La CFE aurait, selon la fédération française du bâtiment, connu des hausses significatives.
Un « choc fiscal ». C’est ce qu’ont dénoncé jeudi les artisans et les entrepreneurs du Bâtiment vis à vis des augmentations considérables constatées sur les avis d’imposition de Cotisation foncière des entreprises (CFE), qui ont été envoyés récemment.
La FFB s’insurge notamment contre « le doublement, le triplement, voire plus, d’impôts réclamés par rapport à 2011 ». Pour la fédération, ceci « est incompréhensible et inacceptable ».
La fédération soulève le fait que seules les entreprises sont, par l’augmentation de cette CFE, mises à contribution dans la hausse des impôts décidée « brutalement et unilatéralement »par les collectivités locales. Ceci irait en outre à l’encontre, selon la FFB, du discours gouvernemental sur la compétitivité et l’emploi.
« Comment peut-on prôner d’une part, une réduction des charges fiscales sur les plus petites entreprises et d’autre part, pratiquer un matraquage fiscal sur les impôts locaux ? » s’interroge la fédération. En outre, la fédération a une fois de plus remis le couvert sur les auto-entrepreneurs, « qui viennent d’obtenir une prolongation d’un an de l’exonération de CFE », portant ainsi « leur exonération totale d’impôt à quatre ans ». La FFB demande donc des mesures pour atténuer ce choc.
