<p>Stéphanie Collomb, directrice de l'agence Logideal sur Tarare. (SDH/LPI)</p>
Stéphanie Collomb est la directrice de l’agence Logideal de Tarare. Elle nous parle de l’arrivée de l’A89 sur Tarare et de son impact sur le marché de la transaction.
Des choses ont-elles changé sur le marché immobilier local avec la perspective de l’arrivée de l’A89 sur Tarare ?
Les acquéreurs potentiels qui nous appellent ne le font pas parce que l’autoroute ouvre ce lundi. Les acquéreurs sont en général des gens qui connaissent déjà Tarare, ou qui reviennent sur la ville après avoir habité sur Lyon.
Personne ne vient pour l’heure de Lyon, pour profiter des prix au mètre carré plus bas dans la région ?
Non. C’était plus facilement le cas il y a deux ou trois ans. A cette époque, certaines personnes avaient anticipé en se disant qu’avec l’arrivée de l’autoroute, les prix allaient augmenter. A l’inverse, les vendeurs ont, eux, déjà anticipé l’autoroute, en fixant leur prix en intégrant cette arrivée de l’A89. Nous sommes de ce fait presque trop chers en prix affiché pour être attractif.
Quels sont les prix des appartements sur Tarare ?
Pour un appartement de 80 m2, la plupart des acquéreurs ne souhaitent pas investir au-delà de 120.000 à 130.000 euros. Les personnes âgées souhaitant être proches du centre-ville, qui veulent en général un appartement très bien entretenu, sans travaux, au rez-de-chaussée ou au premier étage, pourront investir quant à elles jusqu’à 160.000 - 180.000 euros. Mais il est très difficile de satisfaire leur demande étant donné la rareté de ce type de biens sur Tarare. Il y a peu d’appartements de grande surface disposant de prestations de qualité, avec ascenseur ou en pied d’immeubles. Et pour ceux qui existent, il y a très peu de rotation.
Et sur les maisons ?
Les personnes disposant d’un budget de 200.000 euros recherchent une maison de trois chambres avec extérieur. Il y a un décalage avec les exigences des vendeurs qui souhaitent vendre ce type de bien à 220.000-230.000 euros. Sur les maisons à Pontcharra sur Turdine, on pourra rajouter 20.000 euros.
C’est vraiment la proximité avec Lyon qui conditionne les prix de l’immobilier…
Oui. Sur le marché des terrains par exemple, les prix seront plutôt de l’ordre de 60.000 euros sur Joux, 80.000 euros sur Tarare et 100.000 euros sur Saint Romain de Popey. Plus on se dirige vers Lyon, plus les prix se renchérissent. De ce fait, certaines communes, comme Joux ou Violay, situées à proximité d’une sortie d’autoroute, devraient être attractives en termes de prix.
