« 2013 ne sera pas une bonne année pour l’immobilier »

Pierre Bazaille est le président de Min.not. Il évoque le marché immobilier national et lyonnais, du rôle des infrastructures dans l’immobilier, et nous dévoile sa vision pour l’année 2013.

Quelles sont vos perspectives pour 2013 ?

Pour 2013, ce ne sera pas une bonne année. Si les taux d’intérêts restent raisonnables, on limitera les dégâts. Sur l’ancien, le cumul des ventes de 2013 sera sans doute inférieur à celui de 2012. On devrait ainsi passer sous les 600.000 ventes, soit un retour aux années 1993-1994. En termes de prix, il devrait y avoir, durant cette année, trois marchés : un marché en résistance, notamment sur Paris et les grandes villes, l’un en souffrance, où il y aura une baisse des prix beaucoup plus affirmée, et un autre marché en désespérance, comme la Normandie Champagne, l’est de la France, où les baisses de prix pourront être de l’ordre de 20%. Dans ce dernier marché, la demande a disparu. Pour l’immobilier neuf, tout dépendra de l’accueil que les investisseurs feront du dispositif Duflot. La ministre a indiqué qu’elle espérait 75.000 ventes dans le neuf grâce à lui. Par définition, ce ne sera pas, même si ces objectifs sont atteints, un bon cru.

Si l’on se recentre sur Lyon, l’agglomération va-t-elle tirer son épingle du jeu ?

Là aussi je distinguerai le marché des maisons de celui des appartements. Sur le collectif ancien, il y aura une résistance des prix, et ce pour des raisons démographiques. L’accroissement démographique impose en effet la construction pendant les 20 ans à venir de 9000 logements. Compte tenu que l’on va moins construire, les prix ne risquent pas de s’effondrer. Sur les bonnes adresses – Tête d’Or Saxe, Bourse, Presqu’ile, ou la Croix Rousse centre – la rareté maintient les prix, même si il y a moins d’acquéreurs potentiels. Les notaires ne croient pas à une baisse brutale des prix. Sur les marchés moins primés en termes de positionnement, on pourra atteindre une baisse des prix de l’ordre de 6%. Sur les marchés périurbains ou dans le dernier tiers des 27 quartiers notariaux de Lyon, comme le Point du jour, Etats-Unis, ceux-là devraient être à la peine, sans pour autant que l’on assiste à un effondrement.

Quels sont les quartiers d’avenir de Lyon ? Il y a quelques années, le quartier Charlemagne/Sainte Blandine était désigné par les notaires comme un quartier d’avenir en termes de prix. Est-ce toujours le cas ?

Il y a eu une bonne progression, et je pense que cela devrait continuer, compte tenu des niveaux de prix atteints sur Confluence dans le neuf. Il y a des gens qui travaillent sur Confluence, pour qui il peut être intéressant de loger à proximité. Les prix devraient donc se maintenir. Un autre quartier en devenir, c’est Gerland. Le quartier était, jusqu’ici, un peu en souffrance, et se situait, il y a une quinzaine d’années, en termes de niveaux de prix, au milieu des 28 quartiers notariaux.

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Commentaires

En quoi une baisse des prix serait une mauvaise chose ? Tout dépend de quel coté l’on se pose… Plus le marasme sera fort, plus les prix baisseront et plus 2013 sera une bonne année pour les primos ! 🙂

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A Lyon, il y a de très nombreux logements vacants qui appartiennent à la mairie « socialiste ». Voir « le scandale des logements vacants » sur Lyon Capitale d’octobre dernier. Pour intensifier la baisse des prix Lyonnais il faut résister aux dictats de lobbies immobiliers et les METTRE EN VENTE au plus tôt. Sinon les agences vont fermer les unes après les autres.

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Exactement la même réaction. Je ne sais pas comment ces gens peuvent se féliciter du niveau des prix actuel.

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Les agences elles même disent aux vendeurs de baisser leurs prix en plus de leurs propres marges, il n’y a plus que les notaires pour nous faire croire que la baisse sera minime !!!
La méthode « Coué » ne marchera pas plus longtemps.
Crise, chômage, sur-stock,impôts,récession etc. tout est là pour une chute vertigineuse des prix.
Nous devrions assister à une baisse bien plus importante qu’en 2009.

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Un effondrement des prix peut-être pas non, je suis d’accord avec lui.
Mais une correction comme en 2009 qui n’est pas si loin que ça je rappelle ( la population ne s’est pas décuplée depuis hein )je vois pas pourquoi ça ne pourrait pas se reproduire en cas de remontée des taux et d’exigences encore plus sévères des banques concernant les financements.
Et les investisseurs sont-ils autant présents qu’avant sur le marché ?

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Et le PTZ pour l’ancien existe-t-il toujours?

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Dépêchons nous d’investir en Espagne, dans peu de temps ce sont les Espagnols qui investiront en France, dès qu’ils auront remonté la pente et nous au fond du trou !!!!
Tout est réuni pour notre grand plongeon !!!

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Je suis tout à fait d’accord avec « M.Joubert » qui déplore la non implication de la mairie de Lyon qui préfère laisser ses centaines d’appartements vacants se dégrader plutôt que de les mettre sur le marché. C’est tout simplement scandaleux.

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Je ne comprends pas nos politiques qui font l’autruche alors que seule une baisse des prix immobiliers(achat ou location) peut permettre un redémarrage de l’économie.
par ailleurs à Lyon plus de 400 logements appartenant à la mairie(dans le 2ème, 3ème et 6ème)sont vides depuis plus de 10 ans (article d’Emmanuelle Sautot dans Lyon Capitale du 4/10/2012).
L’intérêt public doit passer avant un pseudo intérêt privé.

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que cest triste dieu..

allumons un cierge et prions pour toutes ces agences immobilières qui ferment les unes après les autres….

Mais pour laisser leur place à de vrais commerces (boulangerie, boucherie, vêtements!)

Chers agents immobiliers, vous qui aimez tant le blé, et qui êtes en ce moment dans la farine, BEN DEVENEZ BOULANGERS! Ah certes là va falloir bosser!

lol

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