Pour l’union nationale des propriétaires, il ne faut pas raisonner en termes nationaux pour la construction de logements mais bien s’adapter à la réalité locale du marché.
L’UNPI a communiqué en fin de semaine dernière sur la construction de logements, en indiquant que le chiffre de 500.000 logements ne paraissait pas réaliste, étant donné que « la notion même de besoin de logements au niveau national n’a pas de sens ».
Pour l’Union, « la politique du logement doit nécessairement être adaptée à la réalité locale du marché. Les choix politiques opérés ces dernières années sont très insuffisants ou vont à contresens de ce qu'il faudrait faire pour que chacun puisse se loger ».
Pour l’UNPI, il faut ainsi prendre en compte dans un premier temps la projection de l’accroissement du nombre de ménages, sachant qu’on comptabilise en moyenne 2,2 personnes par logement. « Pour loger les 300 000 personnes supplémentaires, il en faudrait donc 300 000 : 2,2 = 136 000 » indique ainsi l’Union.
Les logements manquants en question
Dans un second temps, l’Union tend à réfuter l’idée selon laquelle il y aurait un déficit de logements lié au retard pris en matière de construction neuve au cours des précédentes décennies. Pour Jean Perrin, « le leitmotiv qui consiste à construire toujours plus doit être remis en cause : il faut construire selon les besoins dans des zones ciblées » indique-t-il, notant que certains marchés sont plutôt en mal de locataires que de logements.
Pour les propriétaires immobiliers, ces chiffres liés aux logements « manquants », « trop généraux et non ciblés, ne peuvent suffire à orienter une politique du logement efficace ». Ils souhaitent ainsi que les logements existants soient occupés avant de construire.
