<p>Sylvain Bellanger (SDH/LPI)</p>
Sylvain Bellanger est directeur de l’agence Meilleurtaux.com de Lyon Saxe. Il nous explique comment évoluent les principales conditions de financement.
Les taux sont à un niveau très bas... Quelle est la situation sur le marché du crédit à Lyon et en Rhône Alpes?
Les taux atteignent en effet des planchers jamais vus. Il est d’ailleurs intéressant de voir que cette baisse se constate tant sur les durées courtes que sur les durées longues. De manière surprenante, les taux longs ont même encore baissé ce mois-ci.
Le dernier palmarès de Meilleurtaux.com montre que Lyon est, une nouvelle fois, mal placée en termes de taux de crédit immobiliers.
Par rapport à d’autres régions de France, nous sommes les plus chers après l’Ile-de-France. Nous sommes rarement en bonne position.
Comment expliquer le fait qu’on y trouve des taux plus élevés qu’ailleurs ? Y’a-t-il une explication ?
Je ne peux parler à la place des banques, qui ont toutes leurs propres stratégies et leurs tarifs. Néanmoins, les banques observent les conditions que les autres banques appliquent. Dans d’autres régions de province, les taux descendent plus bas du fait que, commercialement, c’est moins aiguisé. La deuxième raison, c’est que peut être aussi qu’il y a un volume sur Lyon qui font que les banques font le plein tous les ans, même si il y a, certaines années des baisses. Rhône-Alpes, du point de vue de l’immobilier, est une région extrêmement dynamique.
Parallèlement, sur votre activité plus traditionnelle de demande de prêt, sentez-vous une atonie sur le marché ?
Les statistiques montrent que le début de l’année 2013 est légèrement au-dessus de l’année 2012, sachant que l’année dernière avait été catastrophique en termes de production de crédit, avec une baisse supérieure à 30%. Nous étions donc revenus à un niveau très bas. Pour autant, le marché n’est pas du tout atone : nous faisons des dossiers d’acquisition. Les volumes de transaction semblent se stabiliser au niveau de l’année dernière. Pour autant, il faut rappeler que 2011 avait été une année un peu folle : nous revenons à des niveaux plus raisonnables, tout simplement.
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Il y a une solution assez simple : faire une demande de prêt dans une région qui offre de meilleurs taux.
Ou de faire baisser le prix d’achat, c’est encore mieux.