Les revenus distribués par les SCPI ont atteint 5.27% en 2012, contre 5.23% en 2011. La collecte nette des SCPI a toutefois souffert de la moindre attractivité des SCPI « Scellier », avec un repli de près de 10%.
Nouvelle année positive pour les SCPI. Si la collecte s’est un peu tassée en 2012, le rendement des SCPI est, lui, resté stable en 2012, à 5.27%, contre 5.23% en 2011, selon les chiffres divulgués mercredi par l’ASPIM, l’association français des sociétés de placement immobilier.
Les revenus distribués des SCPI « Immobilier d’entreprise » ont en outre augmenté de 2,11 % par rapport à 2011, avec une performance particulière pour les murs de magasins (+ 2,80 % contre + 1,91 % pour les classiques diversifiées), dans un contexte de stagnation global des parts.
Collecte nette de 2.5 milliards d'euros
La collecte brute, qui atteint 2908 millions d’euros, se décompose en une collecte nette de 2 504,89 millions d’euros (augmentations de capital de 62 SCPI de 22 groupes de gestion), et de 403 millions d’euros. La capitalisation, quant à elle, atteint 27.23 milliards d’euros.
La collecte nette ainsi en retrait de 9,9 %, du fait de la moindre collecte des SCPI en « immobilier résidentiel ». Les SCPI « Scellier » ont notamment souffert de la moindre attractivité de leur régime fiscal, lesquels se limitent à 82,08 millions d’euros, soit une chute comparable à la baisse observée sur le front des investisseurs particuliers en immobilier.
Hausse de 10.8% pour l’immobilier d’entreprise
En revanche, les SCPI en « immobilier d’entreprise » ont, a contrario, attiré de leur côté 2,323 milliards d’euros de collecte, soit une hausse de 10,8% par rapport aux douze mois précédents (1,80 milliard € pour les classiques diversifiées, + 11,4 % et 0,478 milliard €, + 10,1 %, pour les « murs de magasins »).
Pour Arnaud Dewachter, Délégué général de l’ASPIM, « le succès des fonds d’investissement que sont les SCPI a un impact favorable sur l’économie nationale : elles participent activement à son financement, en mettant à disposition des entreprises une solution adaptée à leurs besoins immobiliers, dans le cadre d’une relation professionnelle entre le bailleur et le preneur. Elles ouvrent également aux ménages un accès optimisé à une classe d’actifs décorrélée de la volatilité des marchés boursiers et offrent un couple rendement-risque remarquable, dans l’optique de la préparation à la retraite ».
