Les célibataires qui achètent en France et en Rhône-Alpes ont un apport plus élevé que les hommes. En revanche, elles disposent d’une capacité d’emprunt moindre, du fait de revenus moins élevés.
Empruntis.com a fait part aujourd’hui d’une étude faisant état des profils des emprunteurs célibataires, lesquels s’avèrent être de plus en plus nombreux en France. Cette étude s’intéresse notamment aux célibataires femmes et les différences de profil qui peuvent exister avec leurs homologues masculins.
Premier constat : les femmes célibataires qui achètent en région Rhône-Alpes-Auvergne sont en général plus âgées que dans les autres régions : 40.3 ans, contre 37 ans en Ile de France. Elles disposent de revenus net de 2.897 euros, contre 2.537 euros dans le sud ouest ou encore 4.904 euros en Ile de France. Leur apport moyen, de 44.520 euros, est ainsi considérablement plus important que dans l’est (26.636 euros), mais nettement moindre qu’à Paris intra muros (164.422 euros).
Moins de revenus
Globalement, les femmes célibataires achetant en Rhône-Alpes-Auvergne disposent ainsi, selon cette étude, de moins de revenus que leur collègues masculins. Ces derniers touchent en effet 3681 euros, mais effectuent un apport moyen en revanche moins important que les rhônalpines, de 42078 euros. L’emprunt moyen est ainsi de 131814 euros, contre 119632 pour les femmes dans la région. Ils sont également moins nombreux à avoir des enfants (27%) que ces dernières (37%). Elles achètent également moins grand (52 m²) que ces messieurs (55 m2).
Ces tendances sont globalement conformes aux observations effectuées au niveau national : « les femmes qui effectuent un crédit immobilier disposent de revenus nets inférieurs de 25% à ceux des hommes à 2986€ contre 4012€ » expliquent l’étude, qui révèle également que les femmes disposent dans la grande majorité d’un plus gros apport que les hommes. « L’idée reçue qui consiste à dire que les femmes sont les plus dépensières en prend néanmoins un coup » note malicieusement Maël Bernier, directrice de la communication du groupe. « Cependant, elles disposent finalement d’une capacité financière moins élevée en raison de revenus plus faibles» explique-t-elle.
