La trêve hivernale a pris fin lundi matin à 6 heures, après avoir été repoussée de 15 jours suite aux conditions exceptionnellement froides dans le nord de la France.
C’est ce matin à 6 heures que la trêve hivernale a pris fin. Normalement fixée au 15 mars, la fin de la période de trêve hivernale avait été repoussée de 15 jours suite aux conditions exceptionnellement froides dans le nord de la France.
Les expulsions locatives pouvaient donc de nouveau être effectuées pour les locataires ne payant plus leurs loyers, après cette période qui avait débuté le 31 octobre dernier. « Malgré un répit de 15 jours, la trêve hivernale s’achève. Les angoisses des familles en attente d’expulsion redoublent, et des milliers de personnes connaissant des difficultés pour payer leurs loyers vivent dans la crainte d’être jetées à la rue » a pour sa part indiqué la CLCV.
« Aucun changement d’orientation »
« Alors que la crise du logement n’a jamais été aussi grave, que, chaque jour, des milliers de personnes perdent leur emploi, que les dépenses contraintes explosent : loyers et charges, coût de l’énergie, carburant, assurances…. La reprise des expulsions porte atteinte au droit au logement pour tous » a indiqué l’association de consommateurs.
« Les résultats du nouveau compte à rebours du Collectif des associations unies ne montrent aucun changement d’orientation concret sur les territoires où prévaut toujours une logique urgentiste d’accueil humanitaire. La perspective d’une politique orientée résolument vers l’accès prioritaire au logement semble s’éloigner de jour en jour » a pour sa part estimé la semaine dernière la Fondation Abbé Pierre.
L’UNPI demande la suppression de la trêve
Selon la fondation, l’absence de visibilité sur les solutions mobilisées pourrait bien se traduire par « de nouvelles remises à la rue, qui viendront s’ajouter aux personnes restées cet hiver sans réponse malgré leurs appels au 115, et demain, à celles menacées d’expulsion ». Elle dénonce ainsi « une perspective inacceptable, sans compter l’accélération des évacuations de bidonvilles sans solution citant notamment les départements de l’Essonne, de Paris, et… du Rhône.
Estimant par ailleurs que l’expulsion « est l’étape ultime et prévisible d’une très longue procédure », l’Union nationale des propriétaires immobiliers a pour sa part demandé la suppression de la trêve hivernale, plaidant en outre pour une expulsion du parc social des locataires dont les revenus dépassent les seuils réglementaires.
