Après la très bonne tenue du marché immobilier logistique lyonnais en 2012, ce dernier recule significativement au premier trimestre 2013.
Le marché lyonnais de la logistique a souffert au premier trimestre. Après une année 2012 tonitruante, la pénurie d’offre a logiquement eu un impact significatif sur la tenue du marché en ce début d’année.
Au niveau national, ce recul des transactions lyonnais n’a pas profité au trois autres marchés de la dorsale, qui, avec Lyon, cannibalisent traditionnellement le marché logistique français. La demande placée pour les entrepôts de plus de 10 000 m² a en effet atteint 330 000 m², selon la dernière note de Arthur Loyd logistique, soit un repli de 20 % par rapport à la même période en 2012. La dorsale ne totalise sur ce total que 65 % des commercialisations. Des régions comme la Bourgogne, se sont à l’inverse bien comportées, avec 3 transactions supérieures à 20 000 m².
Sur le marché de la Dorsale, c’est le Nord-Pas-de-Calais qui enregistre la meilleure dynamique, avec 62 000 m², imputable en grande partie au compte-propre de Lidl à la Chapelle d’Armentières sur 41 000 m². Le marché francilien peine à l’inverse, avec 100 000 m² placés, contre 250 000 m² au premier trimestre 2012. « L’absence d’opérations clé-en-main a fortement pénalisé le démarrage de l’année en région parisienne » note Arthur Loyd logistique. Pour sa part, le marché marseillais affiche 42 000 m² commercialisés.
Offre vieillissante
L’offre est quant à elle stable voire en baisse sur certains marchés note le broker. Sur tous les marchés, l’absence de livraison de surfaces neuves et le vieillissement du stock grippent ainsi le marché. Quant aux valeurs locatives, les restent de 50 €/m²/an en Ile-de-France et de 41 à 43 € sur le reste de la dorsale.
Le climat économique dégradé – baisse d’activité, pression fiscale, accès au financement et manque de visibilité - contribue à pénaliser la bonne tenue du marché. « Toutefois, pondère Didier Terrier, Directeur Général d’Arthur Loyd Logistique, ce contexte est également propice à la recherche d’économie et d’efficacité, stimulée par les défis de l’e-commerce, les contraintes environnementales et technologiques, qui pourrait permettre de préserver le niveau de commercialisation en 2013». Ainsi, même si les délais de décisions s’allongent, « d’importants projets clés-en-main à l’initiative de chargeurs de la grande distribution sont en cours de finalisation ou d’instruction, notamment en Ile-de-France», souligne Didier Terrier.
