<p>(SDH/LPI)</p>
Selon la CAPEB, les besoins des entreprises de bâtiment sont de plus en plus criants.
La CAPEB a publié hier sa note de conjoncture pour l’artisanat du bâtiment au premier trimestre. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas des plus folichonnes. Ce point d’activité montre en effet une baisse activité de 3% au titre du premier trimestre 2013, avec un repli de -6% dans le neuf et de -1.5% dans l'entretien-amélioration. Même la croissance les travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements (APEL) se tasse. La progression atteint ainsi 0,5%, contre +3% au même trimestre de l’année précédente.
« La dégradation du volume d’activité se situe entre -2% et -4% pour les différents métiers, la maçonnerie restant une fois encore la profession la plus impactée » note ainsi la CAPEB, qui relève toutefois que le repli est moindre dans le Sud-Est et le Sud-Ouest.
La situation de l’emploi, du coup, est préoccupante selon la confédération. 10 000 emplois ont ainsi été perdus dans l’artisanat du bâtiment, soit plus de 800 emplois par mois, et à plus grande échelle, 25 288 emplois ont été détruits dans le secteur du bâtiment, soit 2000 par mois, note la CAPEB, qui estime à 40 000 le nombre d'emplois menacés d’ici fin 2014.
Hausse des retards de paiement
Son président, Patrick Liébus, est du coup alarmiste: "nos craintes émises en 2012 se sont malheureusement confirmées : 14 323 défaillances d’entreprises et 35 391 cessations d’activité soit + 3,7 %. Il y a tous les risques pour que celles de 2013 se confirment également : nous ne cessons de perdre de l’activité" indique-t-il.
Les besoins en trésorerie sont importants: 38% des professionnels font ainsi état d’une détérioration de leur trésorerie au 1er trimestre 2013, contre 26% au trimestre précédent. L'indicateur a du coup atteint son niveau le plus bas depuis le début de la crise : ce solde d’opinion a été multiplié par 3 depuis le 1er trimestre 2012. Pour les entreprises, 47% d'entre elles font état de besoins de trésorerie, et 60% d’entre elles évoquent un besoin supérieur à 10 000 euros. Le montant moyen des besoins de trésorerie est ainsi passé à 22 000 euros. Les entreprises sont en outre handicapées par les retards de paiements, avec dans 60% des cas, des entreprises faisant des relances auprès de leurs clients. 15% des entreprises déclarent une hausse des délais de paiements, 69% des entreprises déclarent un retard de paiements et ils sont 44% à indiquer une hausse de ces retards.
