<p>(Ville de Lyon)</p>
Le maire de Lyon devrait poursuivre, dans le prochain mandat, sa politique d’augmentation mesurée des taxes locales.
S’il est élu, le maire de Lyon n’a guère laissé planer de doute quant à la possibilité d’une nouvelle hausse de la taxe d’habitation si était élu en 2014, lors de la présentation du compte administratif de la Ville de Lyon. Pour lui, en effet, la hausse des taxes en début de mandat en 2009 avait permis de réaliser les investissements nécessaires au développement de la ville. Qui plus est, avec la baisse des dotations de l'Etat, l'augmentation ne fait guère de doute.
Aussi pour lui, promettre de ne pas augmenter les impôts est illusoire. « Quelqu’un qui promettrait de ne pas augmenter les impôts tout en faisant des projets d’investissements considérables, je vous incite à ne pas le croire » a indiqué le maire de Lyon. Aussi la hausse de la fiscalité directe, qui représente la moitié des recettes d’investissement, devrait permettre de compenser les baisses observées dans l’autre grand poste, à savoir les dotations de l’Etat.
Des taux moins élevés
«Le produit des impôts dits ménages est le résultat du produit des bases locatives brutes, défalquées des abattements décidées par la ville, et le taux de l’impôt décidé par la ville. Les taux ont progressé en 2008 et 2009 de 5.5% pour la taxe d’habitation et de 6.58 pour la taxe foncière. Mais la ville continue de se situer dans les grandes collectivités ayant les taux les moins élevés puisqu’elle se situe au troisième rang pour la taxe d’habitation » précise Richard Brumm, l’adjoint aux finances de Gérard Collomb.
Mais pour bien montrer que Lyon reste loin devant les autres grandes agglomérations en matière de taux d’imposition, le maire de Lyon a tenu à faire un petit comparatif avec les autres villes françaises. Ainsi la ville de Lyon est, après Nice et Toulouse, la ville où les taux de taxe d’habitation sont les moins élevés, à 21.37%. Sur la taxe foncière sur le bâti, la ville a même les taux les plus faibles, à 17.23%.
Mais parallèlement, les bases brutes augmentent, elles très vite, plus vite que les autres métropoles. Lyon avec un taux de 1.6% de progression annuelle moyenne des bases brutes de taxe d’habitation, est ainsi loin devant Bordeaux (+1.4%), Nantes (+1.3%), et Toulouse (+1.3%). Pour un ménage ayant une personne à charge, le montant de la taxe était en 2012 de 600 euros, à ou il est de 602 à Toulouse, de 747 à Bordeaux et de 846 à Marseille.
