<p>(SDH/LPI)</p>
La ministre du logement a annoncé report d'un an à début juillet 2014 de la date d'échéance de la deuxième phase de travaux pour les ascenseurs.
La ministre du logement s’est finalement rangée du côté des associations de copropriétaires concernant les travaux nécessaires sur les cages d’ascenseurs. Initialement, la date d'échéance de la réalisation de la deuxième phase des travaux de modernisation des ascenseurs était fixée à début juillet 2013.
La ministre de l'Égalité des territoires et du Logement a finalement reporté d’un an cette deuxième phase, les services du ministère ayant notamment constaté que 40 % des ascenseurs n'étaient toujours pas modernisés à moins d'un an de l'échéance mais aussi un glissement en coût et en nombre d'ascenseurs finalement concernés par l'un des travaux prévus.
Moratoire sur le dispositif de précision d'arrêt
L'installation d'un dispositif de précision d'arrêt était un des points soulevant l’ire des associations de copropriétaires. Avec un coût de 19 000 euros par ascenseur, la mesure était jugée comme étant « la plus couteuse » et « la plus contestable » par l’ARC et l’UNARC, deux associations de défense de copropriétaires. Elle sera finalement, dans un premier temps, d’un périmètre bien plus restreint qu’initialement envisagé.
La ministre va en effet mettre en place un moratoire concernant le dispositif de précision d'arrêt de la cabine pour tous les ascenseurs, à l'exception de ceux installés dans des établissements recevant du public (ERP). Un groupe de travail, piloté par les services du ministère, va être constitué sur ce point, celui-ci étant chargé de réexaminer la pertinence sur la poursuite de la mise en œuvre du dispositif de précision d'arrêt dans les ascenseurs installés en dehors des ERP, et le cas échéant, de proposer des solutions moins onéreuses.
Les associations satisfaites
Le moratoire a été applaudi par l’ARC et l’UNARC, qui y voient un résultat encore plus important et intéressant que ce qu’ils avaient prévu. « On en revient donc à la logique et au bon sens : d’abord obliger l’ascensoriste à régler correctement l’appareil et à l’entretenir correctement au lieu d’obliger les copropriétaires à mettre en place un système coûteux, ensuite et si besoin à mettre en place un système adapté à chaque situation » a noté l’UNARC.
Les ascensoristes pourraient donc avoir été les premières victimes du « choc de simplification » annoncé par François Hollande en mars, qui, rappelle le ministère vise à « éliminer les réglementations présentant le rapport coût/efficacité le moins probant ».
Le ministère note ainsi que des résultats très positifs en termes de sécurité des usagers ont déjà été atteints, et ont permis d’éviter les accidents les plus graves. La ministre a en outre exhorté les ascensoristes à « améliorer de manière significative la maintenance et assurer le fonctionnement des ascenseurs », de nombreux usagers se plaignant de pannes fréquentes affectant leur disponibilité.
