EDITORIAL - Cela faisait plusieurs mois que l’indice des loyers augmentait moins vite que l’inflation. Désormais, les loyers baissent même dans 30% des grandes villes. Mais l’encadrement des loyers n’y est pour rien.
Les loyers sont en baisse ! Dans 30% des villes de plus de 100.000 habitants, les propriétaires sont désormais contraints de revoir leurs prétentions. Mais attention, le phénomène ne doit pas être analysé comme une conséquence directe de la mesure d’encadrement des loyers prise l’été dernier.
Car l’encadrement des loyers dans une quarantaine d’agglomérations n’est dans les faits pas appliqué, aucune pression haussière n’étant pour l’heure constatée sur le front des prix dans nombre de villes où la mobilité résidentielle est moins forte qu’auparavant.
C’est là tout le paradoxe d’une mesure prise à rebours : depuis le retournement de 2007 à 2013, les loyers n’ont, selon Clameur, augmenté que de 1.5%, soit un niveau bien inférieur à l’inflation. Et l’encadrement n’y est ici pour rien : les propriétaires se sont adaptés à un marché moins tendu, marqué par une mobilité résidentielle en baisse. Ils ont de fait baissé leurs loyers.
L’encadrement des loyers est une mesure électoraliste, punitive, qui a été prise au regard de l’évolution des prix intervenue depuis les années 2000. Or c’est oublier que si, de 1998 à 2006, les loyers ont accusé une augmentation structurelle de 4.1%, ils augmentent bien moins depuis. Car deux ruptures ont eu raison de la frénésie haussière des années 2000: la crise de 2007-2008 et l’arrêt des perfusions étatiques de 2011, qui a impacté de manière indirecte le marché locatif.
Le marché locatif est donc avant tout victime de la crise économique, qui contraint les ménages à revoir toute mobilité résidentielle, ce qui se traduit par une atonie sur ce segment, mais aussi sur d’autres, comme celui de la transaction. La mobilité résidentielle du début des années 2000 peut être analysée comme une conséquence de la croissance de l’activité économique de ces années-là. En outre, du fait de conditions d’accès au crédit plus larges, la mobilité dans le segment locatif avait en outre été dopée par une sorte de frénésie de l’accession, qui - on le constate chaque jour un peu plus - a disparu depuis.

Petite exercice intellectuel du jour: a quelle hauteur les deux placements suivant sont garanties en capital, et quelle est leur rendement compte tenue de leur valorisation actuelle
-un appartement de 280 000 euros
– 4 contrats d’assurance vie chez 4 banques differentes, et de 70 000 chancun
A vos crayons, je releve les copies en fin d’apres midi!
Tu veux nous faire croire que tu préfère les garanties fictives des compagnies d’assurance à un bien matériel.
Tu n’as pas compris dans quel monde on vit depuis 2007.
À 2500 points sur le CAC, les compagnies d’assurances ne sont plus liquides.
En 2008, il y avait triple À qui ont coulé, y compris des pays … Alors ton assurance vie ….
Il existe aussi les comptes à termes.