Selon l’Observatoire annuel du Forum pour la gestion des villes, les taux d’imposition ont peu évolué en Rhône-Alpes l’an dernier, excepté dans quelques départements.
Chaque année, l’Observatoire annuel du Forum pour la gestion des villes fait le point sur la fiscalité locale en matière de foncier bâti et de taxe d’habitation. Si aucun des départements de la région Rhône-Alpes n’a atteint le taux plafond autorisé, certains comme la Drôme (15.51%) la Loire (15.30%) ou l’Ardèche (18.78%) présentent des taux élevés pour le foncier bâti.
Au titre des taux d’évolution de ce dernier taux entre 2012 et 2013, on remarquera toutefois que l’Ain a vu sa fiscalité nettement augmenter (+9%) ce dernier département figurant dans la liste de ceux ayant connu la plus forte évolution de ce taux.
L’Ardèche a également connu une hausse, plus limitée mais remarquable (+2%), et toutefois bien moindre que le Rhône, où celle-ci s’est montée à 16.5% d’un an sur l’autre, la plus forte augmentation du taux de foncier bâti des départements français en 2013. Les autres départements de la Région ont joué la stabilité.
Parmi les villes étudiées par le Forum, on remarquera que le taux de la taxe d’habitation a stagné dans les grandes villes régionales, tel que Grenoble, Saint-Etienne, Villeurbanne et Lyon. Le taux de la taxe d’habitation 2012 en cumul de la ville et du groupement, atteint ainsi 28.55% à Lyon et 28.75% à Villeurbanne, des taux certes plus élevés qu’à Boulogne Billancourt (17.87%), mais bien moins élevés qu’à Lille (45.65%), Marseille (39.57%), et les autres villes de France métropolitaine hors Paris (31.18%).
