Sur 9 mois le marché des locaux d’activités a enregistré un volume d’environ 220.000 m2. 2013 pourrait se solder par un volume supérieur à 300.000 m2 placés.
La demande placée en locaux d’activités se tient bien sur les neuf premiers mois de 2013. Selon les derniers chiffres rapportés par Jones Lang Lasalle, le marché des locaux d’activités totalise en effet 220.000 m2 depuis le début de l’année. Ce qui laisse entrevoir, selon le conseil en immobilier d’entreprise, une bonne année 2013, qui devrait se terminer, selon lui, au-dessus des 300.000 m2.
Les utilisateurs se positionnent toujours selon une logique de rationalisation des couts. Ce qui les incite notamment à s’orienter majoritairement vers des locaux de seconde main, les locaux industriels neufs faisant en outre toujours défaut sur la région.
La part des ventes s’est un peu améliorée dans le total des transactions, celles-ci représentant 62% d’entre elles au troisième trimestre, contre un niveau de seulement 40% depuis le début de l’année. Un phénomène lié au « volume unitaire plus important enregistré pour certaines ventes ». Mais le conseil note également que « l’amélioration des conditions d’accès aux crédits a permis aux entreprises d’accéder plus facilement à la propriété, alors qu’elles devaient, il y a peu encore, se tourner vers une solution locative par défaut. » Jones Lang LaSalle note enfin que les durées d’engagement se sont également allongées, signe d’une reprise de confiance dans le monde industriel.
Des loyers en hausse
L’offre immédiatement disponible est stable à 615000 m2, tandis que l’offre à 6 mois, elle régresse quelque peu, de 4%, à 716.000 m2 (dont la moitié est située dans le Grand Est). 13% de ce stock est composé d’offres neuves.
Quant aux loyers, une certaine tension est observable. « La valeur locative ‘prime’ a augmenté et se positionne désormais dans une fourchette comprise entre 65 et 75 €/m²/an pour les surfaces d’activités et 125 €/m²/an pour les surfaces de bureaux d’accompagnement ». Une situation qui s’explique notamment par le manque d’offre neuve, et la « pénurie de fonciers disponibles ».
Jones Lang Lasalle anticipe une poursuite de la dynamique sur la dernière partie de l’année, à la faveur notamment d’un retour des grandes transactions. Ceci permet en effet « d’anticiper une bonne fin d‘exercice » le conseil anticipant « une performance au moins équivalente à 2012, où plus de 300 000 m² avaient été commercialisés ».
