Les taux de crédit immobilier se stabilisent, selon plusieurs courtiers.
Les taux de crédit immobilier tendent à se stabiliser, selon les derniers baromètres livrés par les courtiers en crédit immobilier. Pour Cafpi, une pause s’est installée, après « une augmentation de 0,20 % en moyenne depuis juin ». En ce début novembre, les taux de prêt à l’habitat sont stables par rapport à octobre, du fait d’une moindre tension des taux de l’OAT, les taux de l’OAT ayant baissé sur le mois de 2.45% à des niveaux proches de 2,32 %. Le courtier fait également remarquer que la concurrence vive entre les banques « limite leur velléité d’augmenter les marges ».
Mais le courtier reste toutefois toujours haussier sur le moyen terme. «La hausse reprendra inéluctablement dans les prochains mois, mais toujours de façon modérée », pense ainsi Philippe Taboret, le directeur général adjoint de Cafpi.
Cette relative stabilité des taux est également confirmée par Emprunt Direct. Selon l’intermédiaire les taux sont également stables sur le mois, les variations de taux n’excédant pas 5 points de base. « Comme nous l’avions déjà observé début octobre, les établissements ont choisi de ne pas faire évoluer leurs conditions tarifaires, après une accalmie assez sensible sur les taux longs. Le rendement de l’OAT 10 ans a en effet atteint un pic en septembre, avant de retomber par la suite. Mais cette décrue n’a pas encore été répercutée sur le marché du crédit à l’habitat» note le courtier.
Les banques qui ont atteint leurs objectifs commerciaux ne sont en effet pas promptes à abaisser leurs grilles de taux. « Sans pression concurrentielle, les banques tardent, pour l’heure, à répercuter la baisse de ces mêmes taux dans leurs barèmes » analyse-t-il. « De la même façon, et sans que ceci joue sur le niveau des taux, certaines banques ont tendance à se montrer plus exigeantes sur la qualité des dossiers présentant les moins bonnes garanties, une preuve supplémentaire du moindre appétit des établissements pour le prêt immobilier en cette fin d’année » indique le courtier.
Toutefois le courtier ne table pas, lui, sur une hausse des taux à moyen terme. Pour lui, la situation actuelle devrait rester « conjoncturelle ». « Dès le début d’année, les banques devraient de nouveau se montrer plus agressives sur ce segment, avec la remise à zéro de leurs objectifs commerciaux » prévoit le courtier.
