Le rapport du commissaire enquêteur, dont les conclusions ont été livrées ce matin par le Progrès, donne un avis favorable à la déclaration d’utilité publique de ce barreau entre La Tour-de-Salvagny et Limonest.
La liaison ente l'A89 et l'A6 entre La Tour-de-Salvagny et Limonest parait être plus que jamais sur les rails. Après une enquête préalable à la déclaration d’utilité publique, le rapporteur a, dans un rapport, émis un avis favorable à la déclaration d’utilité publique (DUP) pour cette liaison qui relierait les deux autoroutes, via Lissieu et Dardilly. Ce qui permettra au préfet de Région pour une déclaration d’utilité publique dans la foulée. S’il passe l’étape des recours juridiques, ce barreau de 5,5 km pourrait être mis en service en 2018.
Le commissaire enquêteur a toutefois assorti son avis de plusieurs recommandations, dont le renforcement de l’attractivité de l’itinéraire A89 – A6 – A466 – A46 pour le trafic de transit ouest – est, la réduction de la vitesse à 90 km/h sur l’ensemble de la liaison, les mesures en faveur des modes de transport alternatifs, la prise en compte de problématiques locales au cours des études de détail (notamment pour le quartier des Longes et les exploitations agricoles), la réalisation de travaux anticipés (notamment des protections acoustiques le long de l’actuelle RN7 à la Tour de Salvagny), et la mise en oeuvre des mesures compensatoires.
Une réserve sur le système d'échanges
Ce projet permettrait ainsi de relier les deux autoroutes via un tracé court. Actuellement la RN 489 entre la RN7 et la RN6, un tronçon de 2 km est en 2*1 voies. Avec le projet, elle passerait en 2*2 voies et déboucherait sur un nouvel axe autoroutier de 0,8 km entre la RN6 et l’A6. Au sujet de la configuration du système d’échanges avec l’A6, le commissaire enquêteur a toutefois émis une réserve. Un passage des bretelles du projet au-dessus l’A6 est préconisé, plutôt qu’en dessous, afin de limiter les besoins d’emprises et les impacts du projet sur l’environnement.
Ce nouveau pas vers la liaison A6-A89 n’est pas sans soulever des craintes. En décembre, les élus du Grand Lyon, toutes tendances politiques confondues, s’étaient prononcés contre un tel tracé, Gérard Collomb ayant lui-même souvent évoqué les problèmes que pose l’arrivée de la TransEuropéenne entre Bordeaux et Genève à quelques kilomètres du tunnel de Fourvière, déjà surchargé. Le Grand Lyon militait pour une liaison plus au nord, reliant l’A89 à hauteur de Lozanne à l’A6 et à l’A46.
