L’organisation patronale a publié jeudi un livre blanc des entrepreneurs lyonnais.
Le Medef a publié ce jeudi un livre blanc des entrepreneurs lyonnais, pour tenter de peser dans le débat des municipales. Il fait par ce biais une série de 10 propositions, visant à la fois à créer les conditions de la croissance, et à générer 100.000 emplois à Lyon en 5 ans.
Parmi les propositions du Medef, on trouve en premier lieu la réduction des dépenses publique, associée à une stabilisation de la fiscalité locale. « Les taxes payées par les entreprises ne sauraient servir de variable d’ajustement aux budgets des collectivités : CFE, taxe enseigne lumineuse, taxe enlèvement ordures ménagères, versement transport… car les entreprises ont besoin de visibilité et de stabilité fiscale » note le Medef.
L’organisation préconise de la même façon un développement rapide des infrastructures. Elle souhaite que puissent se développer les infrastructures routières (en priorité l’Anneau des Sciences), l’aéroport Saint-Exupéry, tout en « désaturant » la gare de la Part-Dieu.
Poursuivre la densification
Parmi les propositions le Medef propose de poursuivre une politique de densification, une nécessité pour éviter le coûteux étalement urbain. L’organisation patronale propose d’augmenter les taux des COS, « pour construire moins cher et densifier la métropole ». Elle souhaite également un développement de l’habitat mixte. Une mixité des usages entre logements, bureaux et commerces doit selon elle être privilégiée.
Au-delà, le Medef souhaite également libérer du foncier pour l’industrie. « Les friches industrielles ne peuvent pas être systématiquement transformées en zone d’habitat. Il faut maintenir de la petite industrie en ville et favoriser son développement sur ces espaces en friche » note le Medef.
Lyon, le « Manchester français » ?
Le Medef souhaite également que Lyon devienne un peu le « Manchester français ». Il faut selon l’organisation favoriser l’implantation à Lyon de services et d’activités tertiaires en provenance de Paris, « sur le modèle de Manchester, devenu le « back office » de Londres » note le Medef.
« Lyon dispose déjà d’un existant de centres de services partagés ainsi que des providers actifs sur le marché qui démontre que l’attractivité de la ville est réelle. Les atouts à développer pour accroître cette attractivité sont une stratégie bien calibrée, pas seulement orientée Lyon back office de Paris, mais ratissant plus large » explique le Medef.
L’organisation souhaite également que les politiques « travaillent à la création d’une zone franche du digital. Elle pense notamment à ce que pourrait générer cette initiative en termes d’emplois. « Aujourd’hui, on dénombre 22 000 emplois dans le digital sur le périmètre du Grand Lyon. D’ici 2018, en offrant des conditions favorables, on pourrait compter jusqu’à 32 000 emplois. » note le Medef.
