Le courtier souligne dans une note le faible niveau des primo-accédants.
La primo-accession se porte mal. C’est le constat tiré par le courtier en crédit immobilier Cafpi, qui pointe l’effort que représente l’achat immobilier pour ce type d’accédants (qui représentent malgré tout 75,94% des achats dans l’ancien, en baisse depuis juillet). « Le prix du bien acquis représente 4,86 années de revenus pour un primo-accédant, contre 3,96 années pour un accédant ; le montant moyen du crédit est de 161 878€ sur une durée de 234 mois pour un primo-accédant, contre 183 867€ sur une durée de 202 mois pour un accédant ».
L’intermédiaire note en outre l’insuffisance du soutien des dispositifs étatiques. Selon lui, le retour de cette catégorie d’acheteurs doit passer par une resolvabilisation de cette population d’acheteurs, et « l’assouplissement des conditions de remboursement de l’actuel prêt à taux zéro » notamment pour dynamiser les acquisitions dans le neuf par les primo-accédants.
Nette reprise de l’investissement
Le courtier voit néanmoins une nette reprise de l’investissement, avec la montée en puissance du dispositif Duflot. « La part des investisseurs poursuit sa remontée. De 13 % en janvier, elle passe à 15% en février, principalement en raison de la montée en puissance progressive de la réduction d’impôt Duflot ».
Mais le courtier tempère son analyse, en contextualisant par rapport au dispositif précédent. « On reste néanmoins encore loin des scores du précédent dispositif, le Scellier » note Cafpi.

Si la proportion d’investisseurs de métier reste raisonnable parmi les acteurs sur le secteur de l’immobilier locatif, le nombre de primo-accédants a baissé. Il faut ajouter que les conditions ne sont pas réunies pour motiver l’investissement : la conjoncture économique est toujours aussi mauvaise, le secteur de la construction est en berne et les législations parfois controversées fragilisent le désir d’agir des primo-accédants. Cependant, le dispositif défiscalisant Duflot (http://www.dispositif-loiduflot.org/), malgré son manque d’unanimité lors de sa lancée, retrouve un attrait auprès des investisseurs à cause de sa faculté à réduire les charges d’imposition. Récemment mis à jour avec ses plafonds de loyers, il a connu une bonne augmentation des ventes depuis 3-4 mois.
La faible proportion des primo-accédants parmi l’acheteur de biens immobiliers n’est pas très étonnante étant donné les niveaux très élevés de prix atteints dans toutes les zones en croissance démographique et/ou économique. Beaucoup plus nombreux, les autres accédants à la propriété sont déjà propriétaires d’un ou de plusieurs biens immobiliers, ils ont donc un accès au crédit immobilier beaucoup plus facile que les primo-accédants.
Concernant les investisseurs, le schéma est encore différent avec pour la plupart d’entre eux de fortes réticences par rapport au logement locatif suite aux nouvelles contraintes apportées par la loi ALUR. Dans ce cadre, seul le dispositif Duflot (http://www.dispositif-loiduflot.org/) tire son épingle du jeu avec une augmentation du nombre d’investisseurs utilisant ce véhicule de défiscalisation depuis plusieurs mois suite à la stabilisation des plafonds de loyers.