Selon Keops, le marché locatif est timidement reparti de l’avant en mars.
Le conseil en immobilier d’entreprise Keops a fait part en milieu de semaine de sa note de conjoncture pour le premier trimestre sur les marchés des bureaux et de l’investissement. Il a noté plusieurs points positifs, comme les prévisions de croissance économique qui ont été révisées à la hausse pour 2014 / 2015, et un marché de l’emploi qui commence à se stabiliser.
La reprise de l’investissement des entreprises et de grosses acquisitions en immobilier d’entreprise depuis le début de l’année figurent également parmi les points encourageants. Enfin, le conseil note un marché locatif de bureaux qui a amorcé un lent redémarrage au mois de mars.
Il reste néanmoins vigilant sur certains points, comme le nombre record de demandeurs d’emploi malgré la légère inflexion du taux de chômage, et un marché de l’investissement toujours dominé par les mega-deals core.
Il note également une demande encore fragile sur le marché des bureaux, après deux mois particulièrement atones, et des loyers toujours sous pression, même sur les immeubles neufs
Le conseil relève également « une grande défiance de la part de tous les acteurs du secteur immobilier eu égard au projet de loi Pinel ».

Les acteurs de l’immobilier ne sont pas les seuls à avoir critiquer le projet de loi Pinel. Cela créé également une polémique pour certains auto-entrepreneurs, même si certains pensent que ce projet va dans le sens de l’auto-entreprise : https://www.evoportail.fr/actualites/2014/04/18/senat-loi-pinel-adpotee-quel-impact-pour-les-auto-entrepreneurs/
La reprise semble pointer son nez sur le marché lyonnais de l’immobilier d’entreprise tant dans le domaine de l’investissement que dans le domaine de la demande en location de bureaux. S’il se confirme, ce redémarrage du marché immobilier professionnel pourrait constituer les prémices du redémarrage du marché du logement locatif lyonnais qui n’est actuellement soutenu que par le dispositif loi Duflot. Bien que doté d’un niveau de rentabilité acceptable, le dispositif de défiscalisation Duflot ne suffira pas à relancer la construction de nouveaux logements dont l’agglomération lyonnaise manque cruellement.