Les réservations ont reculé au premier trimestre 2014 par rapport à la même période de 2013.
Les ventes de logements neufs restent au plus bas. Au premier trimestre, celles-ci ont diminué de 5% par rapport au 1er trimestre 2013. Une baisse moins marquée dans le collectif (- 1,7 %) que dans l’individuel (- 30,8 %).
Les mises en ventes ont de facto très nettement reculé. « Afin de contenir les stocks élevés dans ce contexte de faible niveau des ventes, le nombre de logements mis en vente est en forte baisse (- 31,5 %) » indique le CGDD. Ce qui contracte le chiffre d’encours des logements proposés à la vente par rapport à 2013 (- 0,9 %), un mouvement amorcé depuis le deuxième semestre 2013.
Les mises en vente, qui ont atteint 19 800 unités, sont ainsi moins fortes, pour le deuxième trimestre de suite, que les des ventes, qui ont atteint 20 100 logements. Le CGDD note également que les annulations ont progressé de 30,4 % par rapport à l’année dernière et sont ainsi à un niveau élevé : 2 200 logements « soit l’équivalent de 11 % des réservations ».
Dans le type de réservations, on notera que celles d’appartement ont baissé de 1,7 % par rapport au premier trimestre 2013, à 18 500 logements, soit leur plus faible niveau depuis début 2012. Une baisse surtout sensible pour les studios (-15.8%). Les promoteurs diminuent leurs mises en vente sur ce segment (-45.6% pour les studios contre une baisse de « seulement » 28.8% pour les appartements)
Concernant les maisons individuelles, les réservations à la vente ont diminué « de manière continue au cours des quatre derniers trimestres pour atteindre un niveau historiquement faible de 1 700 réservations, soit 30,8 % de moins qu’au premier trimestre 2013 » note le CGDD. Le délai d’écoulement des maisons progresse en outre à 5,9 trimestres au premier trimestre 2014, contre 4,9 trimestres début 2013.

Entre perte de pouvoir d’achat, frilosité des banques par rapport aux emprunteurs n’ayant pas d’apport, augmentations d’impôts et manque de confiance dans la politique du logement, il n’est pas étonnant que les ventes de biens immobiliers s’effondrent avec un chute plus marquée pour les primo-accédants que pour les acheteurs déjà propriétaires voulant changer de résidence principale. Pour les particuliers désirant investir dans l’immobilier locatif neuf, la stabilisation des plafonds de loyers sur une durée de 3 ans a permis de redonner de l’attractivité au dispositif fiscal Duflot (http://www.dispositif-loiduflot.org/dispositif-duflot) via une plus grande visibilité sur la rentabilité à court et moyen terme de son futur investissement.