<p>Cécile Duflot, lors du 73ème congrès de l'Union Sociale pour l'habitat © Roberto Neumiller</p>
Manuel Valls a indiqué hier à Annonay que si la loi ALUR ne permettait pas un surcroit de construction de logement, il conviendrait d’y apporter « un certain nombre de modifications ».
Le Premier ministre l’a indiqué hier à Annonay lors des Assises des petites villes de France (APVF) : si la loi ALUR ne permettait pas le redémarrage du logement, il conviendrait d’y apporter « un certain nombre de modifications ».
En clair, les mises en chantier de logements en berne depuis des mois conduisent Manuel Valls à vouloir passer à l’action sur ce front, indiquant qu’il existait un besoin de construire des logements « partout ».
Dans un entretien au journal Le Parisien/Aujourd'hui en France de ce samedi, Cécile Duflot a estimé qu’il s’agit d’"un nouveau recul du gouvernement. L'encadrement des loyers, ce n'est pas seulement l'affaire de Cécile Duflot, c'est une promesse du candidat à la présidentielle François Hollande". Pour elle, "abroger la loi Alur reviendrait à trahir des engagements de campagne sans aucun effet positif sur la construction".
Reste qu’une abrogation n’a pour l’heure jamais été évoquée. Sans vouloir détricoter cette loi volumineuse, des assouplissements devraient ainsi voir le jour, notamment via la mise en œuvre des décrets d’application de cette loi sur l'Accès au logement et un urbanisme rénové (Alur). Silvia Pinel devrait prendre la parole le 25 juin en Conseil des ministres concernant la relance de la construction en France.
