Pour Gérard Leras est en charge du foncier à la région Rhône-Alpes, le cout du foncier en dehors des aires urbaines doit intégrer d'autres types de coûts.
Gérard Leras, vous assistiez mardi au bilan de Moreco, une initiative européenne qui vise, dans la région alpine, à mieux utiliser l'espace pour maitriser les déplacements. Qu'est-ce qui a été fait, et que reste-t-il à faire?
C'est un bon programme. On a plutôt bien travaillé avec les régions de l'arc alpin sur la production d'outils qui vont permettre aux ménages de regarder le coût global pour eux à la fois de leur implantation de leur lieu de résidence - loyers, emprunts pour rembourser- et de leur frais de transports. On raisonne très souvent en se disant 'je vais aller à 30 ou 40 kilomètres parce que le foncier est moins cher', mais par contre les frais de transports augmentent de façon tout à fait symétrique, donc on a besoin de diffuser cette connaissance et cette utilisation d'outils. Ils existent. Il faut les diffuser.
Deuxièmement, il nous reste à travailler sur un problème sur lequel nous n'avons pas suffisamment avancé, à savoir le cout pour la collectivité de l'étalement urbain. On a toujours l'impression qu'en allant construire de l'habitat sur des terrains situés en dehors de l'enveloppe urbaine, le terrain est moins cher, oui mais à quel prix de réseau pour la collectivité, en investissement (réseau d'eau, voirie, etc) ? et en fonctionnement, notamment en matière de transport, où les coûts de fonctionnement sont considérables. Il nous reste à forger ceci: nous n'avons pas d'outil d'appréciation suffisante du coût de l'étalement urbain.
Pour lire la totalité de l'article, abonnez-vous ou identifiez-vous

