<p>(SDH/LPI)</p>
Les prix ont reculé de 1.9% par rapport à juin 2013, selon la fédération nationale de l’immobilier.
Après, les principaux réseaux d’agences, tel que Guy Hoquet, Century 21 ou encore Laforêt, la fédération nationale des agents immobiliers, la FNAIM faisait état aujourd’hui de son bilan sur l’activité au titre du premier semestre.
Et la fédération a d’abord fait part d’un constat: la construction de nouveaux logements est bien en dessous de la demande potentielle (laquelle représente le flux de construction de logements neufs compatible avec la croissance projetée du nombre de ménages, sans tenir compte des situations de mal-logement ou de non-logement). Cette demande théorique est estimée à 391 000 sur la période 2010-2014. Et les mises en chantier constatées actuellement se révèlent ainsi bien en deçà de ce chiffre théorique, avec des mises en chantier estimées à 300.000 logements. « Le manque de logements ne fait que s’accroître. Quasiment toutes les régions sont concernées, à l’exception de trois d’entre elles : Aquitaine, Poitou-Charentes et PACA» avertit la FNAIM.
Changement de perception chez les français
Sur la question des prix, la perception des français sur ces dernière a changé depuis deux ans: elle est ainsi de plus en plus baissière. Selon un sondage Ifop, 48 % des Français de plus de 25 ans qui estiment que les prix à la vente ont baissé lors des 6 derniers mois, contre 27 % qui considèrent qu’ils sont restés stables et 25% qui estiment qu‘ils ont augmenté.
Une perception qui correspond à la réalité. Au niveau national, on notera que la baisse des prix est de 0.2% par rapport à la fin du premier trimestre 2014, un repli un peu moins fort que la baisse des prix observée sur un an (-1.9% par rapport à juin 2013). Sur un an, le prix des appartements en France a baissé de 2.5%, celui des maisons ayant reculé de 1.4%.
Recul des prix en Rhône-Alpes
En « province », les prix reculent de 0.5% par rapport au premier trimestre, avec une baisse marquée pour les maisons (-0.8%), qui tranche avec la légère hausse des prix des appartements (+0.2%). En Ile de France, la baisse est plus forte, de l’ordre de 2.2%.
Sur les types de biens, on remarquera d’ailleurs que le repli des prix des appartements est, dans certaines régions, un peu moins accentué qu’en Ile de France (-2.8%) ou qu’en Champagne-Ardennes (-5.2%), région où la baisse a été la plus forte. C’est le cas en en Rhône-Alpes, où elle est contenue à -1.7%, à 2623 euros le m2. Certaines limitent la casse comme l‘Auvergne (-0.3%), et d’autres comme l’Aquitaine enregistrent même une hausse des prix de 1.5%. Inversement, Rhône-Alpes connait une baisse des prix des maisons plus marquée qu’au niveau national (-2.8% à 2180 euros du m2, contre -1.4%).
Sur le niveau général des prix, les français ne voient pas d’inversion dans les 6 mois à venir: ils pensent à 41% que les prix vont rester stables, contre 35% qui pensent que les prix vont plutôt diminuer selon le sondage Ifop.
Cette relative atonie, voire cette baisse des prix, ne semble toutefois pas de nature à relancer les transactions. La FNAIM constate ainsi une quasi stagnation des ventes en rythme annuel, avec un total de 728.000 ventes sur l’ensemble de l’exercice.
